Le PDG de Repsol a annoncé, ce jeudi, que la production amont de la Libye a atteint en 2025 son plus haut niveau depuis 2012, reflétant une reprise progressive du secteur pétrolier après des années de ralentissement.
Cette perspective s’inscrit dans un contexte de regain d’activité sur le marché libyen. Début février, la National Oil Corporation (NOC) a attribué de nouveaux blocs d’exploration pétrolière et gazière à plusieurs compagnies étrangères lors du premier appel d’offres depuis près de vingt ans.
Parmi les lauréats, Chevron a obtenu une licence d’exploration dans le bassin S4 de Syrte, tandis qu’un consortium composé de Repsol et de la société turque TPOC a remporté le bloc C3. Eni et QatarEnergy se sont vu attribuer les droits sur la zone offshore 01 dans le bassin de Syrte, et un consortium incluant MOL a obtenu la zone offshore 07, également dans ce bassin.
Cette série d’attributions, qui ne couvre pour l’instant que cinq des vingt blocs proposés, illustre l’intérêt renouvelé des investisseurs étrangers pour le marché libyen, longtemps freiné par l’instabilité politique et les différends autour des revenus pétroliers et des champs stratégiques.
Selon la NOC, le nouveau modèle contractuel adopté pour ce tour d’attribution est conçu pour être plus favorable aux investisseurs, afin de stimuler le développement de nouveaux projets et de renforcer la production nationale. La Libye vise une capacité de production de 2 millions de barils par jour, contre environ 1,4 million actuellement.
Repsol a confirmé que la Libye reste un marché prioritaire pour le groupe, mettant en avant le potentiel de croissance grâce à l’exploration ciblée, à l’optimisation des infrastructures et à l’amélioration des champs existants.
Ces développements interviennent quelques semaines après l’accord de développement pétrolier de 25 ans conclu avec TotalEnergies et ConocoPhillips, qui vise également à renforcer le secteur amont libyen malgré les contraintes opérationnelles persistantes.
















