En février, alors que les tensions montaient au Moyen-Orient avant le déclenchement de la guerre contre l’Iran, le brut algérien s’est imposé comme le plus onéreux du panier OPEP. À 73,59 dollars le baril, le mélange Sahara Blend devançait le libyen Sarir (71,14 $), l’émirati Murban (69,45 $) et le saoudien Arab Light (68,40 $), selon le rapport mensuel de l’organisation publié mercredi 11 mars 2026.
Brut léger et faiblement soufré, le Saharan Blend est structurellement prisé des raffineurs européens, ce qui lui confère un avantage tarifaire récurrent sur les bruts plus lourds du Golfe.
Sur l’ensemble du panier, la tendance était au vert. La moyenne de la sélection OPEP a progressé à 67,90 dollars en février, contre 62,31 dollars en janvier. C’est le brut koweïtien d’exportation qui a enregistré la plus forte hausse en valeur absolue, à 5,89 dollars, même s’il reste le moins cher du classement à 66,61 dollars. Le Sahara Blend suivait de près, avec un bond de 5,86 dollars par rapport à janvier.
Prix des bruts arabes dans le panier OPEP
Moyenne en dollars par baril — Janvier vs Février 2026
Source : OPEP, rapport mensuel mars 2026 · Maghreb Émergent
Le Brent, de son côté, a progressé de 7% sur le mois pour atteindre 69,37 dollars en moyenne, tandis que le WTI clôturait à 64,52 dollars. Des chiffres qui appartiennent déjà à une autre époque : avec la femeture du détroit d’Ormuz et l’effondrement de la production dans le Golfe, les contrats à terme s’échangeaient lundi au-dessus de 119 dollars, avant de refluer aux alentours de 90 dollars pour le Brent et 86 dollars pour le WTI.
Pour Sonatrach, le tableau est favorable. Le budget 2026 avait été calibré sur une hypothèse prudente de 60 dollars le baril. À ce rythme, les recettes pétrolières de l’Algérie dépasseront largement les projections initiales.
















