Après une première édition ayant dépassé toutes les attentes, le Salon de l’Algérie fera son retour à Lyon du 6 au 8 avril 2026. Désormais bien installé dans l’agenda de la diaspora algérienne en Europe, l’événement s’affirme surtout comme un outil économique assumé, conçu pour accompagner la montée en puissance des produits algériens sur les marchés européens. À l’origine de cette dynamique, Nordine Gasmi, responsable du Salon, porte une ambition claire : changer d’échelle.
Un rendez-vous économique confirmé en avril 2026
Pensé à l’origine comme un espace de retrouvailles, le Salon de l’Algérie a rapidement dépassé sa vocation symbolique. « L’idée était de créer un pont naturel entre l’Algérie et sa diaspora, notamment celle vivant en France », explique Nordine Gasmi. Très vite, ce lien affectif s’est transformé en plateforme d’échanges économiques, culturels et institutionnels.
La première édition, organisée en 2025 à Lyon, a servi de révélateur. « Le succès a largement dépassé nos attentes. Des milliers de visiteurs ont répondu présents, au point que nous avons dû fermer les portes le dernier jour faute de capacité d’accueil », confie le responsable du Salon. Cet afflux inédit a confirmé l’existence d’une demande réelle, portée à la fois par la diaspora, les professionnels et le grand public.
Pour 2026, le cap est clair : voir plus grand. Le Salon s’installera à la LDLC Arena de Lyon-Décines, sur une surface de 15 000 m², soit près de cinq fois plus que lors de la première édition.
Produits algériens, industrie et innovation : une vitrine vers l’Europe
Cette deuxième édition réunira plus de 220 stands couvrant un large éventail de secteurs stratégiques : agroalimentaire, industrie, artisanat, tourisme, immobilier, services, innovation et institutions. Un choix assumé. « L’Algérie se développe aujourd’hui sur tous les fronts », souligne Nordine Gasmi, évoquant la présence annoncée de chambres de commerce, d’entreprises industrielles, de cliniques, de laboratoires et de prestataires spécialisés.
Le Salon se positionne clairement comme une porte d’entrée vers le marché européen. Pour son responsable, la compétitivité des produits algériens n’est plus à démontrer. « Les coûts de production sont compétitifs, la qualité est au rendez-vous et les capacités industrielles ont fortement progressé », affirme-t-il.
L’ingénierie algérienne constitue également un atout majeur. « L’Algérie forme un grand nombre d’ingénieurs, sur son territoire comme à l’étranger. À qualité équivalente, les produits algériens sont souvent moins chers », insiste Gasmi, citant notamment le secteur de la cosmétique, désormais autosuffisant et résolument tourné vers l’export.
Diaspora algérienne : un public fidèle et un relais économique clé
Au-delà des chiffres, le Salon de l’Algérie s’appuie sur un acteur central : la diaspora algérienne en France. Un public fidèle, engagé et de plus en plus conscient de son rôle économique. « De nombreux Algériens de France souhaitent investir, entreprendre ou simplement redécouvrir leur pays », observe Nordine Gasmi. Le Salon répond précisément à cette attente.
La dimension culturelle et touristique demeure également forte. Longtemps sous-valorisée, l’Algérie s’impose progressivement comme une destination à redécouvrir. Entre nostalgie des produits nationaux et critère décisif du rapport qualité-prix, les produits algériens trouvent peu à peu leur place sur les marchés européens, une dynamique que le Salon entend accélérer.
Une ambition affichée : inscrire durablement l’Algérie dans les foires européennes
Pour Nordine Gasmi, l’objectif dépasse largement l’édition 2026. « Notre ambition est de faire du Salon de l’Algérie le plus beau salon dédié à un pays en Europe », affirme-t-il, évoquant une inscription durable dans le calendrier officiel des foires internationales.
Porté par les Algériens de France, le projet se veut à la fois économique, identitaire et stratégique. « Nous invitons le public algérien et français à découvrir une Algérie moderne, dynamique et ouverte sur le monde », conclut-il.
À Lyon, en avril prochain, le Salon de l’Algérie ne sera plus seulement un événement communautaire. Il s’affirme comme un outil économique structurant, au service de l’export, de l’investissement et de la visibilité du savoir-faire algérien en Europe.
















