Le Salon international de l’agriculture de Paris (SIA 2026), qui se tient du 21 février au 2 mars, constitue chaque année un carrefour majeur pour la promotion des produits agricoles et de l’agroalimentaire à l’échelle mondiale. Cette année, l’Algérie, la Tunisie et le Maroc affichent leurs ambitions et stratégies propres, chacune cherchant à séduire un public de professionnels et de visiteurs, tout en valorisant leur savoir-faire local.
Algérie : valoriser le terroir malgré les tensions diplomatiques
L’Algérie participe au SIA 2026 avec un pavillon riche en produits du terroir, notamment des dattes, de l’huile d’olive, du miel et des figues sèches. Le stand attire de nombreux visiteurs, particulièrement en raison du contexte du mois de ramadan, période propice à la découverte des spécialités culinaires.
Selon des médias algériens, la participation du pavillon national a été maintenue malgré les contraintes liées au contexte politique et diplomatique entre l’Algérie et la France. L’organisateur a précisé que cette décision visait à offrir à la communauté algérienne en France la possibilité de voir leur pays représenté, soulignant : « Les membres de notre communauté, l’une des plus importantes en France, méritent de voir leur pays prendre part à cet évènement ».
Tunisie : un retour ambitieux sur la scène internationale
La Tunisie fait un retour remarqué au SIA, avec un pavillon regroupant une vingtaine d’exposants nationaux. Cette participation est le fruit d’un travail coordonné entre l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) et plusieurs groupements interprofessionnels (GIL, GIFruits, GID).
Le pavillon tunisien met en avant la qualité des dattes, fruits et légumes du pays et attire déjà une affluence massive de professionnels. L’objectif affiché par les organisateurs tunisiens, c’est de transformer la curiosité des 650 000 visiteurs attendus en opportunités concrètes d’exportation, consolidant ainsi la présence de l’agroalimentaire tunisien sur le marché européen.
Maroc : coopération bilatérale et modernisation agricole
En marge de l’événement, le ministre marocain de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, a rencontré le 22 février 2026 son homologue française Annie Genevard pour discuter de la mise en œuvre des feuilles de route communes.
Les discussions ont porté, selon des sources médiatiques, sur l’élevage, la formation agricole, la coopération sanitaire et phytosanitaire, ainsi que sur la gestion durable de l’eau, enjeu central face aux effets du changement climatique. Les deux parties ont insisté sur l’importance de renforcer les échanges entre organisations professionnelles pour un développement agricole durable et partagé.
















