Exonérations sur l’hydrogène, droits de douane réduits sur le solaire, TVA à 9 % élargie : la LF 2026 déroule le tapis fiscal aux investisseurs verts. Décryptage.
L’Algérie change de braquet. Après des années de discours sur la diversification énergétique, la loi de finances 2026 traduit l’ambition en mesures concrètes. Et c’est par le portefeuille que le gouvernement entend convaincre les investisseurs de miser sur le vert.
L’hydrogène, d’abord. Les électrolyseurs, ces équipements stratégiques qui permettent de produire de l’hydrogène par électrolyse de l’eau, sont désormais totalement exonérés de droits de douane. Un coup de pouce significatif alors que l’Algérie affiche ses ambitions de devenir fournisseur d’hydrogène vert pour le marché européen.
Le solaire suit la même logique : les équipements photovoltaïques ne seront plus taxés qu’à 5 % à l’importation. Pour boucler le dispositif, les investissements dans les renouvelables ouvrent droit à une déductibilité fiscale -de quoi orienter les capitaux vers ces filières encore balbutiantes.
La TVA à 9 % étend également son périmètre. Réhabilitation de logements anciens, services de santé, formation professionnelle, transport par autobus : autant de secteurs qui bénéficieront de ce taux réduit, présenté par l’exécutif comme un outil pour alléger la facture des ménages sur les “services essentiels”.
Le monde de l’entreprise n’est pas oublié. La fiscalité sur les dividendes s’allège avec un taux d’IRG ramené de 15 % à 10 %, tandis qu’un forfait de 40 % s’appliquera désormais au calcul des plus-values immobilières. Les startups, elles, pourront prolonger leurs exonérations fiscales de deux ans sous certaines conditions.
Reste la contrepartie. À compter du 1er janvier 2027, toutes les entreprises devront utiliser des logiciels de facturation certifiés. Une manière pour l’administration fiscale de reprendre d’une main ce qu’elle accorde de l’autre -en s’assurant que rien ne lui échappe.
















