Dix-sept contrats en douze mois. La compagnie nationale des hydrocarbures a mené en 2025 une offensive commerciale sans précédent, attirant des partenaires des quatre coins du monde. De l’exploration saharienne à la modernisation de ses raffineries, en passant par l’approvisionnement gazier de l’Europe, Sonatrach a joué sur tous les tableaux.
Le contrat le plus notable reste celui conclu en octobre avec le saoudien Midad Energy, pour un montant de 5,4 milliards de dollars. Couvrant le bassin d’Illizi sur une durée de 30 ans, il prévoit une phase d’exploration de sept ans financée intégralement par la partie saoudienne, dont 288 millions de dollars dédiés aux travaux de prospection.
ENI, TotalEnergies, QatarEnergy : le Sahara fait de nouveau rêver
En juillet, Sonatrach avait déjà signé cinq contrats d’exploration issus de l’appel d’offres international Algeria Bid Round 2024, représentant 600 millions de dollars d’investissements. Les bénéficiaires incluent des majors comme ENI, TotalEnergies, QatarEnergy ou encore Sinopec, répartis sur cinq blocs dans le Sahara algérien.
Sur le plan industriel, un contrat de 437,5 millions de dollars a été passé avec le chinois Sinpec Guangzhou Engineering pour la construction d’une unité d’hydrocraquage à la raffinerie d’Arzew, qui devrait doubler la production d’essence du site à 1,2 million de tonnes annuelles.
Côté approvisionnement gazier européen, Sonatrach a renouvelé ou étendu ses engagements avec la tchèque ČEZ et le slovène Geoplin, confirmant le rôle de l’Algérie comme fournisseur stable pour le Vieux Continent via le gazoduc reliant le pays à l’Italie.
















