La compagnie pétrolière algérienne se classe troisième avec un gisement de 122 millions de barils en Libye, loin derrière l’Irak et le Koweït.
Sonatrach figure parmi les trois découvertes pétrolières les plus importantes du monde arabe en 2025, selon le classement établi par la plateforme spécialisée Energy Capital (Washington). Le groupe public algérien a mis au jour un gisement dans le puits A1-2/65, situé dans le bassin libyen de Ghadamès, avec des réserves estimées à 122 millions de barils de pétrole et 47 milliards de pieds cubes de gaz.
Si cette découverte place Sonatrach sur le podium régional, l’écart avec les deux premiers reste considérable. L’Irak domine largement le classement grâce au champ de l’Est de Bagdad, dont les réserves ont bondi de 2 milliards de barils pour atteindre 15 milliards-soit plus de cent fois le volume découvert par Sonatrach. Les travaux ont été menés conjointement par la Midland Oil Company et le chinois EBS.
Le Koweït occupe la deuxième marche avec le champ offshore d’Al-Julaiya, plus importante découverte maritime de l’histoire de l’émirat : 800 millions de barils de brut et 600 milliards de pieds cubes de gaz associé, représentant l’équivalent de 950 millions de barils.
Un terrain libyen en pleine recomposition
Il est à rappeler que Sonatrach a repris ses activités d’exploration pétrolière et gazière en Libye à la mi-octobre 2025, après plus de dix ans d’interruption. Ce retour a été concrétisé après la signature, en juillet 2025, de 4 MoU avec des sociétés libyennes pour renforcer la coopération dans les opérations pétrolières, les services, la formation et l’échange d’expertise.
Ce retour intervient alors que la Libye s’apprête à lancer son premier cycle d’attribution de licences depuis 2007. Tripoli affiche l’ambition de porter sa production à 2 millions de barils par jour d’ici 2030.
Pour Sonatrach, cette présence en Libye s’inscrit dans une stratégie d’internationalisation affichée de longue date, mais dont les résultats concrets restent modestes au regard des majors internationales. La compagnie algérienne, dont l’essentiel des activités demeure concentré sur le territoire national, tente de diversifier ses opérations à l’étranger dans un contexte de maturité croissante de ses gisements domestiques.

















