Le tribunal de Frenda dans la wilaya de Tiaret a ordonné mercredi la mise en détention provisoire de trois individus impliqués dans un réseau de spéculation illicite sur le café. L’affaire a débuté lors d’un contrôle routier effectué par la Gendarmerie nationale à Sidi Bakhti, où un premier suspect (R.B.) a été interpellé alors qu’il transportait une quantité importante de café destinée à la spéculation.
Les investigations menées par les autorités ont rapidement permis d’identifier et d’arrêter deux complices : un détaillant (B.N.) et un grossiste (Kh.M.). Les trois accusés ont comparu devant le tribunal le 26 février 2025 dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate.
Selon le communiqué du procureur de la République près le tribunal de Frenda, les chefs d’accusation comprennent “la spéculation illicite sur une denrée de première nécessité”, “le défaut de facturation”, “le transport public de marchandises sans autorisation réglementaire” et “l’exercice d’une activité commerciale non sédentaire sans inscription au registre du commerce.”
Condamnation à Djelfa : 7 ans de prison ferme
Dans une affaire similaire mais distincte, le tribunal de Hassi Bahbah à Djelfa a prononcé mardi soir une peine particulièrement sévère contre un commerçant accusé de spéculation sur le café.
Le nommé W.A. a été condamné à sept ans d’emprisonnement ferme et à une amende d’un million de dinars. Selon le communiqué du parquet, l’affaire a commencé suite à des informations signalant qu’un commerçant pratiquait des prix excessifs sur le café. Une perquisition a permis de découvrir d’importantes quantités de ce produit stockées dans le but manifeste de créer une pénurie artificielle et de manipuler les prix du marché.
L’accusé a été présenté au parquet le 25 février puis déféré immédiatement devant le tribunal correctionnel qui a ordonné son incarcération à l’audience même.
À rappeler que la loi contre la spéculation illicite prévoit des sanctions pouvant aller jusqu’à 30 ans d’emprisonnement pour les cas les plus graves, notamment lors de situations exceptionnelles (crise sanitaire, épidémie, catastrophe), et peut même atteindre la réclusion criminelle à perpétuité lorsque les actes sont commis par un groupe criminel organisé. Ces sanctions concernent particulièrement les produits de première nécessité tels que les céréales, légumes secs, lait, légumes, fruits, huile, sucre, café, carburants et produits pharmaceutiques.