Les start-up gagnent deux années supplémentaires d’exonération fiscale, portant l’exemption d’impôt sur les bénéfices à six ans. Les incubateurs entrent aussi dans le dispositif.
La loi de finances 2026 renforce les avantages fiscaux accordés aux start-up. L’exonération d’impôt sur les bénéfices passe à six ans dès la création de l’entreprise, contre une durée plus limitée auparavant. Un décret précisera les conditions d’application.
Nouveauté significative concerne les incubateurs, les accélérateurs et les structures d’accompagnement reconnues par l’État deviennent éligibles à des allègements de charges pour leurs activités d’appui aux jeunes pousses. La loi de finances 2025 avait concentré les incitations sur les seules entreprises, sans intégrer l’écosystème qui les entoure.
Cette extension répond aux attentes des investisseurs et des établissements de crédit, qui réclamaient des règles du jeu plus lisibles avant d’engager des financements sur des projets à risque élevé.
La finance islamique entre dans la boucle
Le texte ouvre par ailleurs la porte à un recours à la finance islamique, élargissant les options pour les porteurs de projets ne souhaitant pas recourir au crédit conventionnel.
L’efficacité du dispositif reste à démontrer. Les mesures introduites en 2025 n’ont pas encore produit d’effet mesurable sur la création d’entreprises innovantes. La stabilité des règles du jeu constituera un indicateur clé pour évaluer l’attractivité de l’écosystème algérien.
















