Tamanrasset : L’ambition exportatrice face au choc des calendriers

Tamanrasset : L’ambition exportatrice face au choc des calendriers

Le Sud ne veut plus être le parent pauvre de la stratégie industrielle. Alors que Tamanrasset lance son premier salon dédié à l’exportation vers l’Afrique centrale, une question brûle les lèvres des opérateurs : pourquoi avoir télescopé cet événement avec la Foire de la Production Nationale à Alger ? Entre potentiel immense et couacs d’organisation, analyse d’un virage stratégique qui ne doit plus souffrir d’amateurisme.

Un pôle industriel né du sable, mais trop longtemps oublié

Tamanrasset n’est plus cette simple carte postale pour touristes en quête de Sahara. Cette première édition du Salon des produits nationaux destinés à l’exportation est un acte de naissance politique : celui de Tamanrasset comme futur pôle industriel.

Pour la première fois, on ne parle plus seulement de transit, mais de transformation locale. Les produits fabriqués au cœur du Hoggar s’exportent déjà, prouvant que le génie industriel algérien n’a pas de frontières géographiques. Pourtant, ce réveil est tardif : pendant des décennies, ces régions ont été négligées.

Le « télescopage » des salons : l’irritation légitime des exposants

C’est ici que le bât blesse. Comment peut-on programmer un rendez-vous aussi crucial pour l’exportation africaine à Tamanrasset au moment même où se tient la Foire de la Production Nationale (FPN) à Alger ? Pour un chef d’entreprise, le don d’ubiquité n’existe pas. Ce chevauchement des calendriers irrite, et à juste titre. En forçant les opérateurs à choisir entre la vitrine de la capitale et la porte de l’Afrique, l’administration risque de diluer l’impact de ces deux événements. Pour faire de Tamanrasset un hub crédible, il faut de la cohérence, pas de précipitation bureaucratique.

Logistique : le nerf de la guerre africaine

Le ministre Kamel Rezgui et les opérateurs le martèlent : sans une logistique d’acier, l’ambition restera ensablée. Le problème des zones de stockage et du coût du transport reste le principal frein. Si Tamanrasset doit être le tremplin vers les marchés subsahariens, le raccordement ferroviaire et la création de bases logistiques modernes ne sont plus des options, mais des urgences vitales.

Malgré ces zones d’ombre, le signal envoyé est puissant. Avec plus de 100 exposants bravant les distances, Tamanrasset démontre qu’elle est prête à devenir la tête de pont de l’Algérie en Afrique. L’économie de demain se joue ici, sous le soleil du Hoggar, mais elle nécessite une rigueur d’exécution à la hauteur des enjeux continentaux.

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