Prévue par la loi de finances 2026, cette mesure visant à limiter la sortie de carburant subventionné devient effective ce dimanche aux postes frontaliers de l’Est.
La taxe sur la consommation de carburant appliquée aux véhicules quittant l’Algérie vers la Tunisie entre entre en vigueur ce week-end. Inscrite à l’article 93 de la loi de finances 2026, la mesure s’applique juridiquement depuis le 1er janvier à minuit, mais son application effective sur le terrain démarre ce dimanche 4 janvier à 8 h. Un décalage que les Douanes justifient par le week-end et des contraintes organisationnelles dans les postes frontaliers.
Concrètement, la taxe est due à chaque sortie du territoire pour l’ensemble des véhicules : tourisme, utilitaires, camions et autobus. Le paiement peut s’effectuer aux guichets des impôts ou par voie électronique, mais il doit impérativement être réglé avant le passage en douane. Les agents vérifieront que la taxe a bien été acquittée avant d’autoriser la sortie.
Des tarifs progressifs selon la fréquence
Pour les véhicules de tourisme, la facture dépend du nombre de passages. Une sortie coûte 1 000 dinars, deux sorties reviennent à 5 000 dinars, trois à 10 000 dinars. Au-delà, le tarif grimpe à 25 000 dinars. Pour les professionnels, les montants sont plus élevés, allant de 5 000 dinars pour les utilitaires et camions de moins de dix tonnes, à 12 000 dinars pour les autobus et poids lourds dépassant ce seuil.
Certaines catégories échappent toutefois à cette taxation. Les véhicules des administrations publiques, des entreprises algériennes opérant à l’étranger, des représentations diplomatiques et des organisations internationales accréditées en Algérie sont exemptés, sous réserve de réciprocité.
Cette mesure vise à encadrer la consommation de carburant subventionné et à mieux contrôler les flux transfrontaliers, particulièrement denses dans l’Est du pays. Elle risque de peser sur les transporteurs et les frontaliers qui multiplient les allers-retours vers la Tunisie.