M A G H R E B

E M E R G E N T

Actualités

Tebboune décrète une grâce présidentielle pour près de 4700 détenus

Par Maghreb Émergent
5 juillet 2020
Les mesures de grâce décidées par le président Bouteflika expliquent en partie ce taux peu élevé.

A l’occasion du 58e anniversaire de la fête de l’indépendance et de la jeunesse, le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune a signé samedi un décret portant des mesures de grâce pour près de 4700 détenus, a indiqué un communiqué de la présidence de la République.

Le décret porte sur une grâce totale de la peine au profit des individus détenus et non détenus définitivement condamnés dont il ne reste de leur peine que six (6) mois ou moins à purger. Aussi, une réduction partielle de six (06) mois de la peine si le restant à purger est supérieur à 06 mois ou égale ou inférieur à 20 ans. Ce même décret annonce la réduction totale et partielle de la peine est portée à douze (12) mois pour les détenus, condamnés définitivement, dont l’âge est égal ou dépasse soixante-cinq (65) ans à la date de la signature du décret.

« Sont exclus de ces mesures, les individus détenus concernés par l’application des dispositions de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, les individus condamnés dans des affaires de crimes terroristes, trahison, espionnage, massacre, trafic de drogues, fuite, parricide, empoisonnement, les crimes de dilapidation volontaire et de détournement de deniers publics, corruption, l’octroi de privilège dans les marchés, l’abus de fonction, le trafic d’influence, le blanchiment d’argent, falsification de la monnaie et contrebande », a ajouté le communiqué.

Il s’agit aussi des crimes de « trafic ou de tentative de trafic de drogue, et des crimes d’attentat à la pudeur sur mineurs avec viol, ainsi que les infractions à la législation et à la réglementation de changes et des mouvements des capitaux ».

Les mesures de grâce présidentielle ne sont pas applicables sur les personnes condamnées par des juridictions militaires, les individus condamnés à des peines de travail d’intérêt général, les individus détenus pour violation des engagements relatifs à l’application de cette peine, et des personnes bénéficiaires du placement sous surveillance électronique, a précisé le même communiqué.

ARTICLES SIMILAIRES

Á la une Actualités

Des côtes d’Oran à la porte de l’Espagne… ainsi, les rêves se transforment en affaires entre les mains de la “mafia”

Sur les plages d’Aïn El-Turck, à l’est d’Oran, on n’entend que le fracas des vagues. Mais derrière ce bruit se cachent les cris étouffés de jeunes qui rêvent de traverser… Lire Plus

Á la une Actualités

De Kasdi Merbah à Sifi Ghrieb : la longue errance constitutionnelle des Premiers ministres

Le président Abdelmadjid Tebboune vient de mettre fin aux fonctions de son Premier ministre, Nadir Larbaoui, en poste depuis novembre 2023. Son intérim sera assuré par Sifi Ghrieb, ministre de l’Industrie, qui hérite… Lire Plus

Á la une Actualités

À six jours de l’IATF, une nouvelle opportunité pour l’économie algérienne de se propulser

Du 4 au 10 septembre 2025, Alger accueillera la 4ᵉ édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF), une occasion en or pour l’économie algérienne de renforcer sa place sur le… Lire Plus

Á la une Actualités

En Algérie, être Premier ministre mène à l’oubli ou… à la prison

En poste depuis novembre 2023, Nadir Larbaoui a été remercié par décret. Sans être dans les secrets de l’ex-Premier ministre, on peut supposer que ce “limogeage” a été pour lui… Lire Plus

Á la une Actualités

Naufrage au large de la Mauritanie : sur 130 personnes, seulement 17 rescapés

Un nouveau drame s’est produit mercredi 27 août au large des côtes mauritaniennes. Une pirogue transportant environ 130 migrants, principalement originaires du Sénégal et de la Gambie, a fait naufrage… Lire Plus