La ville côtière de Tigzirt franchit une étape décisive dans son repositionnement touristique. Deux arrêtés publiés au Journal officiel du 1er février approuvent le plan d’aménagement touristique de deux zones stratégiques : la zone d’expansion touristique (ZET) de Tigzirt et celle de la plage Feraoun. Cette décision, longtemps attendue, représente une bouffée d’oxygène pour le littoral de Tizi Ouzou, promis à devenir un pôle d’attractivité majeur pour les investisseurs et les porteurs de projets touristiques.
Une attente de plusieurs années pour relancer le tourisme local
Pour les acteurs locaux, l’approbation de ces plans marque la fin d’une longue période d’incertitude. Le Journal officiel précise que le premier concerne « la zone d’expansion et site touristique “Tigzirt”, commune de Tigzirt, wilaya de Tizi Ouzou », approuvé en application des dispositions de l’article 18 du décret exécutif n° 07-86.
Cette avancée ouvre de nouvelles perspectives pour une ville prisée des touristes algériens et étrangers, tout au long de l’année. Tigzirt mise sur un patrimoine naturel et historique exceptionnel : plages immaculées, ruines romaines et sites archéologiques accessibles en toute saison.
L’enjeu est clair : structurer l’offre touristique, attirer des investissements encadrés et mettre fin à des décennies de stagnation, dues à l’absence d’outils juridiques adaptés.
Zones de Tigzirt et Feraoun : superficies, emplacements et opportunités
Le premier arrêté approuve le plan d’aménagement de la ZET de Tigzirt, sur une superficie aménageable de 76 hectares, 83 ares et 97 centiares, au sein d’une assiette foncière globale de 162 hectares. Cette étendue conséquente peut accueillir des projets structurants en hôtellerie, résidences touristiques et équipements de loisirs.
Le second arrêté porte sur « la zone d’expansion et site touristique “la plage Feraoun”, communes de Tigzirt et Iflissen », avec une superficie aménageable de 6 hectares, 96 ares et 88 centiares, sur une superficie totale de 70 hectares et 60 ares. Moins étendue, cette zone côtière revêt une importance stratégique.
Point clé pour les investisseurs : le texte officiel stipule que « le plan d’aménagement touristique vaut permis de lotir pour les parties constructibles ». Cette disposition lève un frein majeur, en offrant une visibilité juridique longtemps réclamée par les professionnels.
De l’anarchie foncière à l’espoir d’un développement maîtrisé
Le classement de ces zones était réclamé depuis des années par les élus, les opérateurs économiques et les habitants. L’absence de cadre avait favorisé une urbanisation anarchique et alimenté une « mafia du foncier », où la construction effrénée primait sur la vocation touristique et environnementale de Tigzirt.
Avec ces arrêtés, l’État reprend la main. Les textes rappellent que les plans respectent la loi relative aux zones d’expansion et sites touristiques, ainsi que les décrets d’application.
L’espoir est que ces outils ne restent pas lettre morte. Pour Tigzirt, il s’agit de transformer la ville en destination touristique d’excellence, génératrice d’emplois, d’investissements structurés et préservatrice d’un patrimoine littoral unique.
















