C’est un décor de carte postale qui semble avoir retrouvé tout son éclat. En ce 23 décembre, aux portes du complexe touristique de Tikjda, l’effervescence des grands jours est déjà palpable. Sur les cimes du Djurdjura, la saison hivernale s’annonce non seulement prometteuse, mais exceptionnelle.
Ici, l’engouement se mesure par les chiffres : malgré un prix de 21 000 dinars la nuit pour un duplex familial, le complexe affiche désormais complet. En l’espace de vingt-quatre heures, les réservations ont bondi, fermant les listes jusqu’au 10 janvier prochain. Une situation inédite depuis plusieurs saisons qui pose une question de fond : assistons-nous à une véritable relance du tourisme de montagne en Algérie ?
Pour Amar Fejkhi, journaliste spécialisé dans l’éco-tourisme, le doute n’est plus permis : la tendance est bel et bien à la reconquête des sommets. Entre randonnées organisées et journées d’études, cet expert observe sur le terrain un essor sans précédent, où les villages de montagne deviennent les nouveaux moteurs d’un développement local en pleine mutation.
















