Transferts d’argent de la diaspora : l’Algérie en profite le moins dans la région

Transferts d’argent de la diaspora : l’Algérie en profite le moins dans la région

Les transferts d’argent de la diaspora algérienne, demeurent les plus faibles parmi les pays de la région, selon un rapport de la Banque mondiale.

La dernière note d’information de la Banque mondiale sur les migrations et le développement, indique que les envois d’argent des migrants vers l’Algérie devraient légèrement augmenter cette année, pour atteindre 1,759 milliard de dollars en 2021, contre 1,7 milliard de dollars l’année dernière.

Si pour l’Algérie, les transferts ont stagné autour de moins de deux milliard de dollars en 2021, ils ont connu par contre, une hausse considérable dans d’autres pays de la région, notamment pour l’Égypte avec 33 milliards de dollars. Les pays en développement de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, les transferts devraient avoir augmenté d’environ 9,7% en 2021 pour atteindre 62 milliards de dollars, grâce au retour à la croissance dans les pays d’accueil de l’Union européenne.

Les envois de fonds officiellement enregistrés vers l’Algérie ne représentent que 1,1% du produit intérieur brut, que même le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane a jugé très faible. C’était lors des travaux de la conférence des chefs des missions diplomatiques et consulaires algériennes, organisée au Palais des nations, où le Premier ministre avait constaté que l’Algérie ne bénéficie que très peu des transferts de fonds de sa communauté à l’étranger. 

Aymen Benabderrahmane s’est attardé sur le rôle attendu de la communauté et des compétences nationales à l’étranger, lors de cette rencontre, afin de  les impliquer effectivement dans tous les aspects liés au développement du pays. Le but est d’inciter les ressortissants algériens à investir dans des projets économiques et en les associant dans la stratégie de promotion des exportations hors hydrocarbures.

En revanche, il faut noter que les lenteurs et les complications des procédures bancaires en Algérie ne favorisent pas l’implication de cette communauté dans la relance économique. Bien au contraire, cette bureaucratie pousse les membres de la communauté algérienne établie à l’étranger à utiliser le circuit informel, malgré les nombreuses annonces des pouvoirs publics sue les projets d’ouverture des succursales de banques publiques dans les pays qui comptent une forte communauté algérienne.

Actualités

Start-up : le champ d’exonérations s’étend désormais aux structures d’appui

Les start-up gagnent deux années supplémentaires d’exonération fiscale, portant l’exemption d’impôt sur les bénéfices à six ans. Les incubateurs entrent aussi dans le dispositif. La loi [...]
Actualités

Le Brent à 63 dollars : jusqu’où l’Iran fera-t-il monter les prix ?

Les prix du pétrole ont augmenté pour le troisième jour de suite ce lundi. Les acteurs du marché gardent un œil sur l’Iran, où la situation [...]
Á la une

Algérie : l’État ouvre près de 17 000 milliards pour l’investissement public

La loi consacre des enveloppes massives aux routes, barrages, logements et hôpitaux. Autant de chantiers d’investissement censés sortir l’économie de sa dépendance aux hydrocarbures. 16.861 milliards [...]
Á la une

« Rendre la technologie accessible aux agriculteurs » : le pari de FilahaTech – entretien –

« FilahaTech » est une start-up algérienne spécialisée dans les solutions numériques dédiées à l’agriculture intelligente. Fondée par Maroua El Hakkaoui, elle s’appuie sur l’imagerie satellitaire, la télédétection [...]
Actualités

Logements publics : l’Algérie lève le verrou du foncier domanial

La loi de finances 2026 autorise la cession gratuite ou payante de terrains domaniaux non bâtis pour les programmes de logement public. L’article 163, publié au [...]