Le premier janvier 2026 marque un nouveau coup dur pour le secteur du transport public de voyageurs en Algérie. Les charges des transporteurs publics de voyageurs vont augmenter à compter de ce jour, en raison de la hausse surprise des prix du carburant entrée en vigueur sans préavis. Cette décision va aggraver la situation déjà précaire de nombreux transporteurs, qui luttent pour maintenir leurs activités face à des coûts de plus en plus élevés.
Les nouveaux prix sont de 47 dinars le litre pour l’essence, 31 dinars le litre pour le gasoil et 12 dinars le litre pour le GPL-c. Ces prix représentent une augmentation significative par rapport aux précédents prix, qui étaient de 45,62 dinars pour le litre d’essence, 29,01 DZD pour la même quantité de gasoil et 9,2 dinars le litre pour le GPL-c. Cette hausse s’ajoute à la flambée des autres charges, notamment les pièces détachées, les pneus dont les prix ont doublé en trois ans, les huiles de moteur et les autres pièces qui ont également augmenté depuis la fin de la crise sanitaire de COVID-19.
Pire encore, les tarifs du transport des bus n’ont pas changé depuis 8 ans. Les tarifs actuels remontent au début de l’année 2018. « En 8 ans, les charges d’exploitation des lignes ont doublé, de même que les prix de vente des bus neufs, tandis que les tarifs restent figés », affirme un transporteur assurant la ligne du transport Sidi-Aich vers Bejaia. Il ajoute : « Sans révision à la hausse des tarifs du transport, tous les transporteurs publics de voyageurs vont arrêter de travailler. Ça devient intenable ». Rappelons que toutes les demandes d’augmentation des tarifs du transport introduites par les syndicats des transporteurs ont été rejetées par le ministère des Transports.
Le secteur du transport public de voyageurs est ainsi confronté à une situation difficile, avec des charges qui augmentent et des tarifs qui restent figés. Les transporteurs sont obligés de faire face à des coûts de plus en plus élevés, sans pouvoir répercuter ces augmentations sur les tarifs des passagers. Il est urgent que les autorités compétentes prennent des mesures pour résoudre ce problème et permettre au secteur de fonctionner normalement, plaide notre contact.
La situation est d’autant plus préoccupante que le secteur du transport public de voyageurs joue un rôle crucial dans l’économie algérienne, en assurant le déplacement de millions de personnes chaque jour. Si les transporteurs sont obligés de cesser leurs activités, cela pourrait avoir des conséquences graves sur l’économie et la société algérienne. Il est donc essentiel que les autorités compétentes prennent des mesures pour résoudre ce problème et permettre au secteur de fonctionner normalement.
« Une partie des transporteurs a déjà jeté l’éponge. Ils ont vendu leurs bus pour se convertir à d’autres activités », révèle notre interlocuteur. Enfin, il lance un appel aux autorités pour autoriser une hausse des tarifs ou trouver un autre mécanisme qui permettra aux transporteurs de voyageurs de retrouver l’équilibre financier et éviter la faillite.