La Maison Blanche intensifie son offensive contre Jerome Powell. Conséquence immédiate, le billet vert a enregistré lundi sa plus forte baisse depuis trois semaines, ravivant les craintes d’une remise en cause de l’indépendance de la banque fédérale américaine (FED).
Le dollar a reculé de 0,3% lundi selon l’indice Bloomberg, sa chute la plus marquée depuis le 23 décembre. En cause : la révélation par Jerome Powell, président de la Réserve fédérale, que le ministère de la Justice a délivré des assignations à comparaître devant un grand jury. Ces convocations, officiellement liées à un témoignage de juin sur des travaux de rénovation au siège de la Fed, dissimulent mal une offensive politique plus large.
Powell a d’ailleurs affirmé que la menace de poursuites pénales découle directement du refus de la Fed de plier aux injonctions présidentielles sur les taux d’intérêt. Donald Trump, qui multiplie les attaques sur les réseaux sociaux contre le patron de la banque centrale, exige un assouplissement monétaire immédiat. Il est même allé jusqu’à évoquer un limogeage avant de faire marche arrière.
“Trump semble déterminé à imposer son contrôle sur la Fed, ce qui pourrait saper l’indépendance de sa politique monétaire”, analyse Fiona Lim, stratège chez Malayan Banking à Singapour. Son impatience et sa volonté d’abaisser les coûts d’emprunt laissent présager qu’il privilégiera pour la succession de Powell un partisan d’une ligne accommodante.
















