Le déficit commercial tunisien s’est nettement contracté à fin janvier, selon les données publiées par l’Institut national de la statistique (INS), traduisant une amélioration des échanges extérieurs en ce début d’année.
Le déficit s’établit à 1 287,6 millions de dinars (MD), contre 1 764,6 MD un an plus tôt. Cette baisse résulte d’une progression des exportations (+5,4% à 5 298,7 MD) et d’un recul des importations (-3% à 6 586,4 MD). Le taux de couverture atteint ainsi 80,4%, contre 74% un an auparavant.
La facture énergétique demeure toutefois le principal facteur de déséquilibre. Bien que le déficit énergétique se réduise à 927,4 MD, il continue de peser lourdement sur la balance commerciale. Hors énergie, le déficit est limité à 360,3 MD. Le secteur alimentaire, pour sa part, enregistre un excédent de 424,9 MD.
Les exportations sont tirées par le secteur énergétique (+140%), notamment grâce à la hausse des ventes de produits raffinés. Les industries mécaniques et électriques progressent également, tout comme l’agroalimentaire, soutenu par l’augmentation des exportations d’huile d’olive. En revanche, les secteurs des phosphates et du textile reculent.
L’Union européenne demeure le premier partenaire commercial de la Tunisie, absorbant plus de 70% des exportations. Les échanges évoluent toutefois de manière contrastée selon les marchés.
Dans l’ensemble, ces résultats traduisent une amélioration conjoncturelle des échanges extérieurs, même si la dépendance énergétique continue de fragiliser l’équilibre commercial du pays.
















