La Tunisie fait face à un nouveau développement dans son différend avec la compagnie pétrolière canadienne Zenith Energy Ltd. Le groupe, coté à Londres, Oslo et Stockholm, a annoncé que l’État tunisien n’avait pas respecté un délai fixé par la justice suisse dans une procédure d’arbitrage portant sur environ 130 millions de dollars.
À la suite de cette annonce, l’action de l’entreprise a bondi de 25 %, atteignant 5,63 pence.
Une procédure devant la justice suisse
Selon des sources médiatiques, la République tunisienne n’a pas répondu dans les délais à une demande d’annulation déposée par la filiale de Zenith, Canadian North Africa Oil and Gas (CNAOG), auprès du Tribunal fédéral suisse à Lausanne. Elle a, par contre, soulevé une exception d’incompétence, estimant que le litige soit traité par les juridictions tunisiennes.
La requête d’annulation avait été introduite en septembre 2025 par CNAOG après la découverte présumée de « liens non divulgués » entre deux membres du tribunal arbitral initial, dont son président et l’État tunisien. La société estime que ces relations constitueraient un conflit d’intérêts susceptible de remettre en cause la procédure.
Un différend lié à une concession pétrolière
Le litige trouve son origine dans la résiliation de la concession pétrolière SLK en Tunisie. CNAOG affirme que cette décision aurait entraîné des pertes de revenus de production et d’autres dommages qu’elle évalue à environ 130 millions de dollars.
Le directeur général de Zenith Energy, Andrea Cattaneo, a accusé les autorités tunisiennes d’adopter une stratégie de « manœuvres dilatoires » visant à empêcher les filiales du groupe de faire valoir leurs droits.
Selon les pratiques judiciaires suisses, le Tribunal fédéral rend généralement sa décision sur les demandes d’annulation dans un délai de six à neuf mois après leur dépôt.
















