C’est une décision qui marque un tournant dans le paysage syndical du secteur des hydrocarbures. L’Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA) a officiellement mis fin aux fonctions de Hamou Touahria à la tête de la Fédération nationale des travailleurs du pétrole, du gaz et de la chimie (FNTPGC). Une décision actée par un « arrêté » signé par le secrétaire général de la centrale syndicale. Ce document est daté du 3 mai 2026 à Alger.
Une décision fondée sur la loi 02-23
Dans son document, l’UGTA précise que la décision est prise « en vertu de la loi 02-23 du 25 avril 2023 relative à l’exercice du droit syndical, notamment son article 56 ». Par ailleurs, le texte mentionne qu’elle intervient « conformément aux statuts et au règlement intérieur de l’Union Générale des Travailleurs Algériens ». Il précise aussi que la décision est prise « suite à la correspondance du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale ».
L’article premier est sans ambiguïté : « Il est mis fin aux fonctions de Hamou Touahria en sa qualité de secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs du pétrole, du gaz et de la chimie ». Toutefois, le communiqué précise qu’il « conserve son statut de membre de la commission exécutive de la fédération et membre de la commission nationale ».
L’article deux stipule que « toutes les structures horizontales et verticales de l’UGTA sont tenues d’appliquer le contenu de cette décision à compter de la date de sa signature ».
Un parcours syndical de plus de 30 ans
Cette décision met fin à près de dix ans à la tête de la FNTPGC, que Touahria dirigeait depuis avril 2016. Son parcours débute en 1994 lorsqu’il rejoint l’UGTA comme élu de base. Ensuite, il gravit les échelons. Il devient secrétaire général régional à Haoud-Berkaoui, puis membre de la coordination syndicale de la division production représentant 18 000 travailleurs. Il est ensuite devenu coordonnateur de l’activité amont de Sonatrach représentant 23 000 travailleurs.
En 2014, il devient secrétaire général du Syndicat national de Sonatrach, représentant 60 000 travailleurs. Depuis 2019, il siégeait également au Secrétariat national de l’UGTA.
Avec cette décision, une page se tourne au sein de la fédération stratégique des travailleurs du pétrole, du gaz et de la chimie.
















