La récente rencontre du 24 février entre Omar Rakkach, directeur général de l’Agence algérienne de promotion des investissements (AAPI), et l’ambassadeur de Belgique, Jacques Quairiat, a mis l’accent sur la création d’un conseil d’affaires conjoint pour intensifier les investissements mutuels et organiser des forums dédiés. Cette initiative, déjà annoncée par l’ambassadeur belge en 2024, vise à structurer les forums d’affaires organisés à Bruxelles en 2024 et à Alger en 2025.
Les échanges commerciaux, dépassant 2,7 milliards d’euros en 2023, ont connu une baisse de 16% en 2024 (exportations algériennes à 1,55 milliard d’euros, principalement en gaz et pétrole) ; les importations algériennes de Belgique ont, par contre, connu une augmentation de 4,5%, atteignant 935 millions d’euros.
L’expérience des 42 conseils d’affaires algériens
Anoncé par l’Ambassade de Belgique en 2024, le CABA se veut être une plateforme permanente ouverte aux acteurs belges et algériens des secteurs comme l’énergie, l’agriculture, le pharmaceutique et les technologies. Différent des forums temporaires, il assure un suivi continu, des analyses de marché et un accompagnement des investisseurs. Ses missions incluent la promotion de l’expertise belge et le renforcement des liens commerciaux.
L’Algérie dispose d’une quarantaine de conseils d’affaires, outils phares de sa diplomatie économique depuis les années 1990, gérés souvent via le CACI. Le plus actif étant le conseil d’affaires algéro-français : lancé officiellement en février 2024 par le CREA (Conseil du Renouveau Économique Algérien) et le Medef International, la crise diplomatique entre Alger et Paris a ralenti son activité et ses rencontres prévues pour l’année 2025 ont été reportées.
Le conseil d’affaires algéro-italien est lui le plus ancien : il date des années 1990 et se focalise sur l’industrie et les hydrocarbures. D’autres conseils existent avec les hommes d’affaires allemands, portugais, roumains… mais ces structures contribuent-elles efficacement à l’essor économique ? Sans données chiffrées précises sur leur impact dans la croissance de 4,2% et les exportations hors hydrocarbures de 2024, ces structures conservent un rôle essentiellement diplomatique et préparatoire.
















