Un CPP « renversé » fait sa rentrée en mode « réforme pas réforme »

Un CPP « renversé » fait sa rentrée en mode « réforme pas réforme »
Le CPP est désormais animé et présenté par khaled Drareni.

Khaled Drareni remplace Souhila Benali, devenue intervenante, à la présentation du Café Presse Politique. Le CPP est donc légitime pour parler des réformes, en cours ou en panne, dans l’économie et l’éducation avec Benghrebrit. Retour au mode polémique.

Les auditeurs de plus en plus nombreux du Café Presse Politique, le CPP, de RadioM, ont découvert hier jeudi une voix et un visage sur la vidéo, familière à la présentation du talk de journalistes qui déroule la semaine politique. Mais il ne s’agissait pas de celle de Souhila Benali  « l’égérie » du CPP. Khaled Drareni, le journaliste bien connu, membre du CPP des premiers jours, est de retour au poste de présentateur. Il avait terminé la saison 2014-2015 à la place de Souhila, menacée de licenciement de la Radio Chaine 3 au printemps 2015.

Le retour de Khaled Drareni à la présentation n’est pas la seule réforme de cette rentrée au CPP. Souhila Benali y participera « à chaque fois que j’aurai quelque chose à dire », a-t-elle annoncé aux auditeurs. Elle aura souvent des choses à dire au regard de ce numéro de reprise ou elle a été tonitruante sur des sujets qui la font réfléchir. Souhila Benali a également annoncé à son public qu’elle les retrouvera sur RadioM dès le mois d’octobre 2016, dans un nouveau rendez vous politique. Les détails prochainement.

Sellal va continuer. Mais pas si sûr.

La première partie du Café presse politique a traité des thèmes dominants de la rentrée sous l’angle « l’austérité, cette fois ci on y arrive » (El Kadi Ihsane).  Voix dissonante de Abed Charef qui considère qu’il « y avait du gras dans le budget de l’Etat et dans les importations » de l’aveu même d’un ministre. Et que donc le retour à une plus grande rationalité dans les importations et les dépenses devrait permettre d’éviter l’austérité au sens de celle des années 1990.

Souhila Benali a insisté sur le fait que les mesures de hausse en cours commencent à se faire ressentir dans les ménages et Said Djaafer a recadré les enjeux de classe habituels que chaque arbitrage économique comporte. L’ajustement va se faire au détriment des plus faibles et cela ouvrira, ou pas, une nouvelle situation politique.

D’où l’autre question que Khaled Drareni a lancée dans le sillage : « Quel homme politique pour faire face à la dégradation du niveau de vie des Algériens et donner du sens à l’action du gouvernement ? »  Les uns pensent que Abdelmalek Sellal restera en place « car le pouvoir ne veut pas donner du sens à son action » (Abed Charef), les autres estiment que si les acteurs sociaux entrent en action dans les prochains mois, le Premier ministre fera les frais de la tension et son rôle sera terminé.  Ce sera alors peut être la fin de la séquence « le bon roi et le mauvais vizir » évoquée par Said Djaafer commentant une info du Soir d’Algérie selon laquelle le président Bouteflika aurait demandé à son Premier ministre « d’adoucir la loi de finances pour 2017 », porteuse de hausse de prix conséquente pour les ménages. 
 
Benghabrit et le premier clivage de la nouvelle saison

La seconde partie du Café Presse Politique a été l’occasion de produire un premier clivage de la nouvelle saison du talk. Nouria Benghabrit est elle en train de réellement tenter une réforme de l’éducation nationale ou pas ?  Face à Abed Charef qui considère que cela n’est pas possible pour un ministre du  4e mandat de réformer quoique ce soit (et qui l’explique de manière moins lapidaire que dans ce résumé), Souhila Benali a soutenu que la ministre de l’Education a  le mérite d’essayer de faire passer des réformes dans son secteur mais que son principal tort est sans doute d’être isolée dans un gouvernement illégitime (et peut-être hostile aussi à la réforme). 

Pour Said Djaafer, le problème ne se pose pas tout à fait ainsi : « Je ne vois pas où se trouve la réforme de Benghabrit ». La saison est lancée, dans le meilleur style du Café presse. Avec des atouts à la chaîne. Souhila Benali, en  brillante contradictrice de Abed Charef, étant loin d’être le moindre. Il reste juste à l’actualité politique algérienne de se déchaîner. De ce point de vue, le CPP, a fait une entrée précoce.

 

Pour écouter l’émission:

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