Quatre pays peuvent remporter le marché d’un million de têtes de moutons que veut importer l’Algérie à l’occasion de l’Aïd-el-Adha, selon le président de la fédération des importateurs de la viande rouge, M. Sofiane Bahbou.
Le conseil des ministres a annoncé, dans son communiqué, hier, avoir approuvé l’offre de trois pays pour cette opération, sans toutefois les nommer. « À mon avis, ça ne peut être que l’Espagne, l’Italie, la Roumanie ou l’Uruguay. Ce sont les pays avec lesquels nous avons l’habitude de travailler et nous avons des conventions sanitaires. Les citoyens ont certainement remarqué la disponibilité de la viande rouge et à des prix raisonnables lors de ce mois de ramadan » explique Sofiane Bahbou, contacté par Maghreb Emergent.
Concernant les capacités logistiques qui permettent de tenir la promesse d’importer un million de moutons avant l’Aïd al-Adha, notre interlocuteur semble convaincu : « Pour les trois pays européens, nous disposons de suffisamment de temps pour livrer les moutons et permettre aux citoyens de les acheter bien avant l’Aïd. Quant à l’Uruguay, ce sera un peu plus tard si nous importons des moutons de ce pays, mais ce délai est encore suffisant pour qu’ils arrivent deux ou trois jours avant l’Aïd » ajoutant « En tant que fédération d’importateurs de viande rouge, nous sommes prêts à apporter notre aide pour livrer ce nombre de moutons avant l’Aïd ».
Par ailleurs, M Bahbou, a noté que sa fédération a toujours plaidé pour l’ouverture des importations ovines, car cela « nous permettra de renouveler notre cheptel et d’accroître la production ovine nationale » sachant que « dans les années 1980, l’Algérie comptait 40 millions de moutons, et aujourd’hui, ce chiffre est tombé à environ 17 millions », conclut-il.
L’importation de moutons à des fins sacrificielles avait été annoncée l’année dernière, avant que les autorités ne fassent marche arrière. Dans ce contexte, ajoute Sufyan Bahbou, « les autorités ont donné aux éleveurs locaux la possibilité de rectifier la situation et de réduire les prix, mais cette année, ils ont décidé de se tourner vers les importations car les éleveurs locaux ne sont pas en mesure de répondre aux besoins du marché intérieur en moutons pendant cette période. »