Les États-Unis ont annoncé mercredi la suspension indéfinie du traitement des visas d’immigration pour 75 pays. L’Algérie figure parmi les nations visées, aux côtés du Maroc, de la Tunisie, de l’Égypte et de plusieurs autres pays d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Amérique latine.
Washington a annoncé mercredi une nouvelle suspension du traitement des visas d’immigration visant 75 pays. La mesure, effective dès ce 21 janvier, touche plusieurs pays du Maghreb et d’Afrique du Nord.
L’Algérie fait partie de la liste, tout comme le Maroc, la Tunisie, la Libye et l’Égypte. Parmi les autres pays concernés figurent la Russie, le Brésil, la Côte d’Ivoire, la Syrie, l’Irak, l’Iran, la RD Congo, la Tanzanie, la Thaïlande, le Togo, l’Ouganda, l’Uruguay, l’Ouzbékistan, le Yémen, la Somalie, Haïti et l’Érythrée.
Seuls les visas d’immigration gelés
Selon CNN, la suspension concerne uniquement les visas d’immigration, notamment ceux délivrés pour travailler de manière permanente aux États-Unis. Les visas non-immigrants, comme les visas touristiques, étudiants ou d’affaires, ne sont pas affectés par cette mesure.
Cette distinction est importante. Les Algériens, Marocains et Tunisiens souhaitant voyager aux États-Unis pour des séjours temporaires peuvent toujours le faire. Les supporters maghrébins et africains désirant assister à la Coupe du monde organisée l’été prochain aux États-Unis, au Canada et au Mexique ne sont donc pas concernés par cette suspension.
Justification par la charge publique
L’administration Trump justifie cette décision par la volonté d’empêcher l’entrée de personnes susceptibles de recourir aux aides sociales américaines. Le département d’État a indiqué que ces pays comptent des immigrants qui deviennent souvent une charge financière dès leur arrivée sur le sol américain.
Les services consulaires américains vont réévaluer leurs procédures pendant cette période de gel. Cette clause, inscrite dans la législation sur l’immigration, avait déjà fait l’objet d’une application renforcée l’an dernier. La nouvelle suspension élargit ce contrôle à un spectre plus large de candidats à l’immigration permanente.
















