Youcef Ghoula, directeur général adjoint de BNP Paribas El Djazaïr depuis plusieurs années, a été nommé président du conseil d’administration de la filiale algérienne du groupe bancaire français, le 8 février. Il succède au Français Jean-Jacques Santini et devient ainsi le premier Algérien à occuper ce poste stratégique.
Cette promotion consacre un parcours de vingt-cinq ans au sein de l’établissement. Youcef Ghoula, qui totalise 35 années dans la finance, fait partie des pionniers de BNP Paribas El Djazaïr, qu’il a rejoint dès sa création en 2002. Il a gravi les échelons en occupant diverses fonctions stratégiques, du développement commercial à la gestion des risques, en passant par la conformité réglementaire.
Les cadres locaux prennent les commandes
Sa nomination s’inscrit dans un mouvement plus large d’algérianisation des postes de direction au sein des banques à capitaux étrangers implantées dans le pays.
Le président du conseil d’administration supervise la stratégie à moyen et long terme de la banque, veille aux intérêts des actionnaires et garantit le respect du cadre réglementaire local. Un équilibre délicat dans un contexte où la Banque d’Algérie a renforcé son contrôle sur le secteur ces dernières années.
Quatorze banques étrangères pour une poignée de parts de marché
Filiale à 100 % du groupe BNP Paribas, la banque algérienne s’est imposée comme l’un des principaux acteurs privés du marché depuis plus de vingt ans. Elle propose ses services aux particuliers, y compris la diaspora, aux professionnels et aux entreprises. Mais le paysage bancaire algérien reste verrouillé par les banques publiques, qui contrôlent l’essentiel des dépôts.
Les quatorze banques à capitaux étrangers se partagent une part de marché modeste. La concurrence s’intensifie néanmoins : début février, la banque turque Ziraat Bankasi a obtenu son agrément pour s’installer en Algérie, avec un capital de 150 millions de dollars.
















