Le secteur des métaux précieux en Algérie entre dans une phase de structuration majeure. La Loi de Finances 2026 impose de nouvelles règles aux bijoutiers et artisans. L’objectif est clair : renforcer la traçabilité et formaliser l’ensemble des transactions. Voici ce qui change pour les professionnels du secteur.
L’administration fiscale durcit l’encadrement des métaux précieux. Les articles 62 à 64 de la Loi de Finances 2026 redéfinissent les conditions d’exercice pour les fabricants et les marchands. Désormais, chaque acteur de la filière doit se conformer à des obligations administratives précises.
Désormais, la possession d’un registre du commerce ne suffit plus. L’exercice de l’activité d’artisan ou de marchand de métaux précieux nécessite une autorisation préalable. C’est l’administration fiscale qui délivre ce document indispensable.
De plus, les artisans bijoutiers intègrent la catégorie des professionnels soumis au registre coté et paraphé. Ce document doit consigner avec précision le poids et la nature des matières traitées, comme l’or, l’argent ou le platine.
Pierres précieuses : Un nouveau régime spécifique
Le marché des pierres fines et précieuses connaît une transformation profonde en 2026. L’État instaure un cadre dédié pour le diamant, le rubis ou l’émeraude.
La Taxe Intérieure de Consommation (TIC) est supprimée. En contrepartie, un droit proportionnel de 30 % s’applique désormais sur ces produits. Le gouvernement resserre également les règles d’importation : l’entrée de pierres précieuses sur le territoire exige maintenant un agrément spécifique. Chaque opération d’achat à l’étranger nécessite par ailleurs une autorisation préalable de la part du fisc.
La traçabilité au cœur des échanges
La nouvelle législation place la transparence au centre des priorités. En effet, les marchands de métaux précieux doivent désormais tenir un « registre clients ». Ce document permet de répertorier l’identité de chaque acheteur lors des ventes.
En outre, les professionnels ont l’obligation de vérifier l’identité de leurs fournisseurs. Ces mesures visent à sécuriser le marché et à lutter contre le blanchiment d’argent. Le respect des règles de bonne moralité devient une condition essentielle pour maintenir son activité.
Enfin, les opérations d’importation et d’exportation deviennent plus encadrées. Les fabricants et artisans ne peuvent plus faire circuler des ouvrages en or ou en argent sans visa préalable. Chaque transaction transfrontalière fait l’objet d’une autorisation fiscale unique.
En résumé, l’année 2026 marque un tournant pour la filière des métaux précieux en Algérie. Ces nouvelles contraintes administratives garantissent une meilleure sécurité pour le consommateur. Cependant, elles imposent aux bijoutiers une rigueur comptable et administrative renforcée.
















