Le Crédit Populaire d’Algérie clôturait ce dimanche à 2 195 dinars sur la Bourse d’Alger, soit 105 dinars en dessous du prix auquel il avait été proposé au public lors de son entrée en bourse en mars 2024. Pour un épargnant qui n’avait pas souscrit à l’époque, la fenêtre s’est rouverte, avec un dividende annuel de 125 dinars attaché au titre, soit un rendement de 5,7 % net d’impôt.
Le titre tenait à 2 210 dinars en fin de semaine dernière. Mercredi 2 avril, il a décroché à 2 148 dinars en une seule séance, sous la pression de quelques vendeurs sur un marché étroit. Puis ce dimanche 5 avril, il a repris 47 dinars pour remonter à 2 195 dinars. Sur l’ensemble de la semaine, moins de 2 400 actions ont changé de mains en tout. C’est la réalité de la Bourse d’Alger : les volumes sont faibles, ce qui signifie que les cours peuvent bouger vite dans un sens comme dans l’autre, même sur des transactions modestes.
Pourquoi ce niveau de cours est notable
Lors de son introduction en mars 2024, le CPA avait cédé près de 49 millions d’actions au prix fixe de 2 300 dinars, pour un montant total de plus de 112,5 milliards de dinars. Celui qui entre aujourd’hui à 2 195 dinars achète donc la même banque avec une décote de 4,5 % sur ce prix de référence. C’est une situation que le marché n’avait pas offerte depuis les premières semaines de cotation.
À ce cours, le dividende de 125 dinars versé l’an dernier représente un rendement de 5,7 %. Ce revenu est exonéré d’impôt sur le revenu global pour les personnes physiques, conformément à la loi de finances 2024. Ce rendement reste très attractif, y compris pour les investisseurs institutionnels qui privilégient la liquidité.


