L’ambassadrice du Canada en Algérie, Robin Wettlaufer, a rencontré le PDG de Sonatrach, Noureddine Daoudi, pour évoquer la participation d’entreprises canadiennes aux efforts du groupe pétrolier algérien en matière d’optimisation des coûts et de réduction des émissions. Cette rencontre, annoncée par la représentation diplomatique canadienne, intervient dans un contexte où Sonatrach déploie une stratégie climatique dotée d’un budget d’un milliard de dollars.
Une stratégie climat aux objectifs chiffrés
Le groupe public algérien s’est en effet fixé des engagements précis. Le taux de torchage, qui atteignait 5,43 % en 2020, a été ramené à 3,19 % en 2023, soit une réduction cumulée de 28 %. Sonatrach vise l’élimination totale du torchage de routine à l’horizon 2030. Sur le volet méthane, le groupe a signé une convention avec l’Agence spatiale algérienne (ASAL) pour identifier par satellite les fuites tout au long de la chaîne de production des hydrocarbures, avec pour objectif d’éliminer totalement ces fuites d’ici 2030.
La neutralité carbone est visée pour 2050. Pour y parvenir, Sonatrach a lancé un vaste projet forestier portant sur la plantation de plus de 400 millions de plants d’arbres sur une superficie de 520 000 hectares, sur une période de dix ans. Ce projet soutiendra le développement socio-économique de plus de 10 000 agriculteurs et créera près de 24 000 emplois directs et indirects.
Sur le plan de l’efficacité énergétique, le programme d’amélioration de l’efficacité énergétique a déjà couvert 90 % des sites industriels du groupe et a permis de former plus de 350 auditeurs internes.
Calgary comme terrain de prospection
La rencontre entre l’ambassadrice Wettlaufer et le PDG de Sonatrach ouvre la voie à des collaborations qui pourraient se concrétiser lors du Global Energy Show, rendez-vous annuel de l’industrie énergétique nord-américaine organisé à Calgary. Cet événement rassemble plus de 30 000 participants venus du monde entier, avec des zones spécialisées consacrées à l’hydrogène, la décarbonisation, l’électrification, le numérique et les services parapétroliers.
Calgary s’impose comme la plateforme naturelle pour ce type de rapprochement. La ville albertaine concentre l’essentiel de l’expertise canadienne en technologies pétrolières et gazières, des domaines où le Canada dispose d’un savoir-faire reconnu en matière de réduction des émissions et d’optimisation des coûts d’exploitation, précisément les deux axes identifiés lors de la rencontre entre la diplomate canadienne et la direction de Sonatrach.















