Alors que les prix du pétrole chutent la finance islamique s’impose comme solution refuge

finance islamique
Le rapport ICD-LSEG 2025 classe l’Algérie parmi les marchés émergents de la finance islamique, un secteur mondial désormais évalué à 6 000 milliards de dollars.
La Banque islamique de développement BID apporte son soutien à l’Algérie dans la mise en œuvre de cette finance alternative.

L’Algérie accélère le pas pour entrer davantage dans la finance islamique. L’Etat algérien qui a déjà adopté le règlement qui met en place les jalons juridiques d’un système comptable et les moyens de contrôle nécessaires à cette fin, publiera d’ailleurs bientôt le texte consacrant ce choix dans le journal officiel de la république. Cette orientation intervient dans un contexte de récession et de chute des prix de l’or noir, et la finance islamique se présente comme une alternative au modèle classique.

Les différents acteurs, publics et privés, de la scène financière nationale oeuvreront alors et à la faveur de cette étape à recueillir l’argent qui dort au fond des abysses du circuit tentaculaire de l’informel, voire qui végète dans les portefeuilles des ménages. L’on évoque, désormais, « L’inclusion de l’ensemble des acteurs économiques et sociaux tout en respectant une parfaite étanchéité entre les « genres » en vue d’un financement participatif des institutions financières, l’objectif étant d’élargir le spectre du financement dans le pays .»

C’est ce qui ressort du Symposium portant « Finance islamique : Enjeux et Opportunités pour l’économie nationale » qui se poursuit les 24 et 25 novembre au Palais de la Culture Moufdi Zakaria, à Alger. Des sommités nationales et mondiales, notamment de Malaisie, de France, de Tunisie, du Maroc…participent à cet événement. Première du genre, cette rencontre professionnelle a cette particularité de regrouper toutes les parties prenantes du secteur de la finance et de l’assurance et de leur permettre de rencontrer des experts de renom aussi bien nationaux qu’étrangers venus de neuf (09) pays.

Ce rendez-vous bénéficie du soutien de la Banque Islamique de Développement (BID) en tant que sponsor Gold, et à côté de neuf (09) autres sponsors que sont l’AGB Bank, Salam Bank, Al Baraka Bank, la Trust Bank, Salam Assurance Algérie, la CNEP Banque, Cash Assurance et BADR Bank. Le but du Symposium algérien de l’assurance et de la finance islamique SAAFI 2018 est de procéder à un benchmarking par pays sur les différentes expériences, de succès ou d’échecs, observées à travers le monde dans l’implémentation de la finance islamique pour en tirer les meilleurs enseignements et mesurer ses retombées et ses apports à l’économie nationale.

Organisé conjointement par le cabinet conseil SAAFI, spécialisé dans la distribution et la conception des produits Takaful et la finance islamique, et l’Agence événementielle et de voyages MED VOYAGES, le symposium se tient sous le patronage du Haut conseil islamique (HCI) et dont la direction scientifique est assurée par le professeur Mohamed Boudjellal représentant de cette institution.

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