Budget 2023 : Pourquoi 28 % des crédits votés n’ont jamais été dépensés ?

Budget 2023 : Pourquoi 28 % des crédits votés n’ont jamais été dépensés ?

L’État algérien a engrangé plus de 9 000 milliards de DA de recettes en 2023, dopé par la fiscalité pétrolière. Mais près d’un tiers des crédits votés n’ont jamais été dépensés. C’est ce qui ressort du projet de loi de règlement budgétaire présenté ce lundi par le ministre des Finances, Abdelkarim Bouzred, devant la commission des finances de l’Assemblée nationale (APN).

Les recettes effectivement encaissées ont dépassé 9 017 milliards de DA, en hausse de 24 % par rapport à 2022. L’essentiel provient de la fiscalité (7 396 milliards de DA), dont plus de la moitié, soit 3 856 milliards, est tirée de la fiscalité pétrolière. Les revenus du patrimoine de l’État ne représentent que 86 milliards, une part négligeable. En face, les charges budgétaires ont atteint 10 592 milliards de DA (+0,93 % sur un an), réparties entre transferts sociaux (3 340 milliards), salaires des fonctionnaires (3 213 milliards) et investissement (1 188 milliards).

L’ambition était ailleurs

L’année 2023 avait pourtant commencé sous le signe de l’expansion. En cours d’exercice, le gouvernement avait fait voter une loi de finances complémentaire (LFC) ambitieuse, portant les prévisions de dépenses à plus de 14 700 milliards de DA. Cette rallonge budgétaire visait des priorités stratégiques. L’on citera entre autres, la revalorisation des salaires des fonctionnaires, les projets ferroviaires comme la ligne Béchar- Tindouf, ou encore la lutte contre le stress hydrique via les stations de dessalement.

Mais le bilan final révèle un sérieux décalage. Malgré ces crédits supplémentaires et des recettes pétrolières au-delà des attentes, seuls 72 % des dépenses prévues ont été effectivement exécutées. Autrement dit, 28 % des fonds votés n’ont jamais quitté les caisses de l’État. Le ministre l’explique par l’entrée en vigueur du nouveau mode de gestion budgétaire par programmes, qui a généré “certaines insuffisances liées au manque de clarté des procédures pour les ordonnateurs”.

Sur le plan macroéconomique, la croissance a atteint 4,1 % en 2023, contre 3,6 % en 2022. Bouzred a enfin détaillé le nouveau cadre juridique qui oblige chaque ordonnateur à produire un rapport de priorités en amont du budget, puis un rapport de performance après exécution. Il assure que les gestionnaires  “s’adaptent progressivement”. Mais l’exercice 2023 illustre, une fois de plus, la difficulté de l’appareil administratif à transformer les crédits votés en réalisations concrètes.

Actualités

10 000 bus promis : l’Algérie franchit le seuil des 1 000 unités importées

Une nouvelle cargaison de 210 bus a accosté, dimanche soir, au port de Djen Djen (Jijel). Avec cette livraison, le nombre total de bus importés depuis [...]
Actualités

Prix de l’or en Algérie : entre flambées, baisses soudaines et forte incertitude

Le marché de l’or en Algérie traverse une période de fortes turbulences, marquée par des variations quotidiennes parfois imprévisibles. Une situation qui inquiète autant les bijoutiers [...]
Actualités

Retour sur les inondations meurtrières dans le nord du Maroc

Les inondations qui frappent le nord du Maroc depuis une semaine ont provoqué un déplacement massif de populations. Selon les autorités locales, plus de 150 000 [...]
Actualités

Marché interbancaire : Le dinar algérien recule face à l’euro

Le marché financier officiel enregistre un mouvement notable ce mardi 10 février 2026. En effet, le dinar algérien affiche un recul face à la monnaie unique [...]
Actualités

Marché de la volaille : les prix du poulet amorcent une baisse significative ce mardi

Bonne nouvelle pour le portefeuille des ménages. Après une courte période de fortes tensions sur les tarifs, les prix du poulet vivant enregistrent un recul marqué [...]
Á la une

Pétrole : le Brent à 69 dollars, le détroit d’Ormuz fait monter la pression

Le prix du baril de pétrole Brent, référence mondiale, atteignait 69,36 dollars ce mardi 10 février (+0,32 %). Son équivalent américain, le WTI, progressait légèrement à [...]