Pétrole : le Brent à 69 dollars, le détroit d’Ormuz fait monter la pression

Pétrole : le Brent à 69 dollars, le détroit d’Ormuz fait monter la pression
Le détroit d'Ormuz, entre l'Iran et le sultanat d'Oman, par lequel transite environ un cinquième du pétrole consommé dans le monde.

Le prix du baril de pétrole Brent, référence mondiale, atteignait 69,36 dollars ce mardi 10 février (+0,32 %). Son équivalent américain, le WTI, progressait légèrement à 64,39 dollars (+0,05 %). C’est la troisième journée consécutive de hausse, après un bond de plus de 1 % la veille. La raison de cette tension n’est ni une pénurie ni un pic de consommation. C’est la géopolitique qui fait monter les prix.

Lundi, Washington a demandé à ses navires marchands de s’éloigner le plus possible des côtes iraniennes lorsqu’ils empruntent le détroit d’Ormuz, ce passage maritime stratégique entre l’Iran et le sultanat d’Oman par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial.

Cette mise en garde intervient après qu’un pétrolier américain a été harcelé par les Gardiens de la Révolution iraniens dans le détroit la semaine dernière. Autrement dit, toute escalade dans cette zone pourrait perturber l’approvisionnement de la planète entière.

Diplomatie sous escorte militaire

Sur le plan diplomatique, les signaux sont contradictoires. Des négociations indirectes entre les États-Unis et l’Iran, tenues vendredi à Mascate (Oman), ont été qualifiées de “début positif” par le ministre iranien des Affaires étrangères. Mais dans le même temps, Washington avait envoyé à ces pourparlers son plus haut commandant militaire au Moyen-Orient, l’amiral Brad Cooper, aux côtés de l’envoyé spécial Steve Witkoff et de Jared Kushner. Et quelques jours plus tôt, l’armée américaine avait abattu un drone iranien qui s’était approché d’un porte-avions américain en mer d’Arabie.

Du coup, les traders ne regardent plus l’offre et la demande. “Les échanges pétroliers cette semaine auront peu à voir avec les fondamentaux du marché, et tout à voir avec le risque iranien”, résume le cabinet de conseil Ritterbusch and Associates. Tant que la tension persiste entre Washington et Téhéran, les prix du brut resteront sous pression haussière ; et les pays du Golfe, qui exportent l’essentiel de leur pétrole par le détroit d’Ormuz, retiendront leur souffle.

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