Compléments alimentaires : l’ADPHA propose une sortie du flou juridique

L'Association des distributeurs pharmaceutiques algériens (ADPHA) plaide pour une organisation du marché des compléments alimentaires.

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compléments alimentaires: Adpha palide pour une organisation ph: DR

Dans un communiqué publié merdcredi, l’ADPHA propose la mise en place d’un circuit pharmaceutique exclusif pour les compléments alimentaires, et sollicite une concertation avec les autorités compétentes et les fabricants sur cette proposition.

En définitive, l’association propose une organisation à deux volets : l’activité de gros serait assurée exclusivement par les établissements pharmaceutiques de distribution, tandis que la vente au public devrait être réservée aux pharmaciens d’officine.

L’association estime que la composition et le dosage de ces produits, ainsi que leurs interactions possibles avec les médicaments, « justifient un conseil adapté au moment de leur achat ». Le pharmacien d’officine peut donc « orienter le consommateur et l’aider à utiliser ces produits de manière appropriée », ajoute le communiqué.

Quant à la distribution en gros, elle nécessite un circuit pharmaceutique contrôlé, selon la meme source. Ainsi, les établissements de distribution y sont soumis à des contrôles réguliers et appliquent des procédures d’assurance qualité portant sur le stockage, la gestion des stocks, la traçabilité des lots et la livraison. Ces exigences, écrit l’association, « contribuent à préserver la qualité des produits et à faciliter une réaction rapide en cas d’alerte ».

L’ADPHA met en avant plus de 200 établissements pharmaceutiques de distribution, qui approvisionnent régulièrement les officines, et un réseau distinct de 12 000 pharmacies réparties sur l’ensemble du territoire national. Ce circuit déjà rodé, selon elle, « permettrait de rendre les compléments alimentaires disponibles en officine et d’offrir aux fabricants, notamment nationaux, un accès structuré à ce réseau ».

Un marché en forte croissance

Cette proposition intervient alors que la taille du marché des compléments alimentaires a nettement augmenté et que le secteur souffre d’un manque d’encadrement. Selon le cabinet d’études de marché Euromonitor International, les vitamines et compléments alimentaires ont été la catégorie la plus dynamique de la santé grand public en Algérie durant l’année 2025, même si cette croissance tient surtout à la hausse des prix plutôt qu’à celle des volumes. Autre source, le Bulletin du Pharmacien, publié par Pharma Invest, estime le marché à 500 millions d’euros. Les pharmacies représenteraient 48% des ventes, devant le commerce en ligne (21%) et les magasins spécialisés (17%).

L’Agence nationale de sécurité sanitaire préconise pour sa part des contrôles avant et après la mise sur le marché, une réglementation plus stricte de la publicité et de l’étiquetage, et une meilleure information des consommateurs.

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