Hyundai prépare une nouvelle étape de son développement en Algérie. Le constructeur sud-coréen, qui se présente comme la deuxième marque la plus vendue au Moyen-Orient et en Afrique, veut renforcer sa présence sur le continent à travers de nouveaux investissements industriels. Son projet algérien figure dans sa feuille de route mondiale à l’horizon 2030, qui prévoit plus de 100 lancements et actualisations de modèles.
Samedi 7 novembre 2026, le ministre de l’Industrie, Farid Kourtel, a reçu une délégation de Hyundai Motor Manufacturing Algeria au siège de son département. La rencontre s’est déroulée en présence de représentants d’entreprises coréennes spécialisées dans la sous-traitance automobile.
Hyundai prévoit plus de 100 nouveautés d’ici 2030, l’Algérie dans son expansion industrielle
Le projet algérien s’inscrit dans la stratégie mondiale présentée par Hyundai Motor Company lors de sa journée des investisseurs en 2026. Le constructeur entend consolider sa position de troisième groupe automobile mondial en volume et de deuxième en termes de bénéfices.
Le groupe compte ainsi renouveler une partie importante de sa gamme pour maintenir sa compétitivité et répondre à l’évolution de la demande. Cette stratégie concerne aussi les marchés africains et moyen-orientaux, où Hyundai veut consolider sa deuxième place.
Pour accompagner cette expansion, le constructeur prévoit de renforcer son réseau industriel avec huit usines d’assemblage en Afrique, au Moyen-Orient et au Pakistan. Les projets en Arabie saoudite et en Algérie figurent parmi les investissements annoncés.
L’unité algérienne devrait ainsi devenir la quatrième usine d’assemblage de Hyundai sur le continent africain. Une implantation qui pourrait également permettre à la marque de renouveler son offre sur le marché national.
Avec plus de 100 modèles actualisés et 18 nouveautés sur de nouveaux segments, le constructeur prépare une évolution importante de sa gamme. Les véhicules qui seront assemblés en Algérie pourraient ainsi bénéficier de ces nouveaux développements. Toutefois, Hyundai n’a pas encore dévoilé les modèles qui seront concernés par la production nationale.
Sous-traitance et intégration locale au cœur des discussions avec le ministre
La rencontre entre le ministre de l’Industrie et la délégation de Hyundai a principalement porté sur l’avancement du projet et sa préparation au démarrage de la production. Selon le communiqué du ministère, Farid Kourtel a insisté sur le développement des partenariats avec les entreprises algériennes, notamment dans la fabrication de pièces détachées et de composants automobiles.
Les discussions ont également porté sur la coopération avec les fournisseurs coréens et les possibilités d’intégrer davantage les entreprises nationales dans la chaîne de production. « Le secteur de l’industrie continuera d’accompagner ce projet et de lui apporter le soutien nécessaire à la satisfaction de ses exigences », précise le communiqué ministériel.
Cette insistance sur la sous-traitance et le taux d’intégration intervient alors que le projet semble se rapprocher de sa phase opérationnelle. La présence de représentants de fournisseurs coréens à cette réunion constitue également un élément à relever.
Le ministère évoque d’ailleurs la nécessité d’accélérer l’entrée en production de l’usine. Un démarrage en 2027 pourrait être envisagé, même si aucune date officielle n’a été annoncée à l’issue de la rencontre.



