Quand un voyageur découvre un pays pour la première fois, ce n’est pas toujours un monument qui reste en mémoire, mais une rencontre. Celle d’un guide qui raconte, explique, rassure. En Algérie, plus de 2 100 de ces professionnels reprennent justement le chemin des salles de cours : depuis ce dimanche 8 novembre, ils suivent une formation en anglais spécialisé organisée par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat, en coordination avec le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels.
Dix jours, six heures par jour
La session se poursuivra jusqu’au 19 novembre. Sur dix jours, à raison de six heures quotidiennes, les participants cumuleront environ soixante heures de formation, dispensée dans les instituts et centres de formation et d’enseignement professionnels à travers le pays. Les guides concernés ont été sélectionnés à l’issue d’un test de positionnement organisé du 2 au 5 novembre, qui a permis d’évaluer le niveau de chacun avant le début des cours.
Pourquoi l’anglais, et pourquoi maintenant ?
Sahara, littoral méditerranéen, vestiges antiques, médinas, artisanat : l’Algérie ne manque pas d’atouts pour attirer les curieux. Mais l’expérience du visiteur dépend aussi de la capacité à lui parler dans une langue qu’il comprend. Pour de nombreux voyageurs, l’anglais est la langue commune. L’objectif affiché est donc de renforcer la communication des guides avec les touristes étrangers et de proposer un service conforme aux standards internationaux, à la hauteur de l’hospitalité algérienne.
Plus qu’un cours de langue
Il ne s’agit pas d’un enseignement généraliste. L’anglais « spécialisé » vise les situations réelles du métier : présenter un site historique, décrire un monument, expliquer une tradition ou un savoir-faire, répondre aux questions d’un groupe ou gérer un imprévu en cours de visite. Autant de compétences qui peuvent transformer une simple visite en souvenir durable, et un visiteur de passage en ambassadeur de la destination.
Les guides, « visage » de l’Algérie
Le ministère insiste sur le rôle central de ces professionnels, qu’il décrit comme le visage direct et les ambassadeurs locaux de la destination. Cette formation s’inscrit dans la convention-cadre conclue entre les deux départements ministériels, et dans une stratégie plus large consistant à investir dans le capital humain, considéré comme un pilier de la qualité des services touristiques.
Une démarche appelée à se poursuivre
Le ministère assure vouloir continuer à accompagner les professionnels du secteur en multipliant les programmes de formation et de qualification. Son ambition : faire du tourisme un moteur du développement durable. Reste à voir, dans les prochains mois, comment cette montée en compétences se traduira sur le terrain, dans l’accueil quotidien des visiteurs étrangers.


