Quatre paquebots en cinq jours : le tourisme de croisière prend de l’ampleur en Algérie

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Accueil des touristes étrangers à leur arrivée à bord d’un paquebot de croisière dans un port algérien. ©Port de Annaba
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Le tourisme maritime connaît une nouvelle dynamique en Algérie. En l’espace de quelques jours, quatre bateaux de croisière distincts ont fait escale dans quatre ports du pays, à Annaba, Alger, Bejaia et Skikda. Ces navires ont effectué sept escales portuaires entre le 2 et le 7 novembre 2026, transportant des centaines de touristes étrangers venus découvrir le patrimoine historique, culturel et touristique algérien. Une succession d’arrivées qui témoigne de l’intérêt grandissant des compagnies internationales pour la destination algérienne.

Cette activité, encore récente dans le paysage touristique national, prend progressivement de l’ampleur. Il y a quelques années, les arrivées de paquebots de croisière en Algérie étaient rares. Désormais, les visites deviennent plus récurrentes et plusieurs villes côtières commencent à intégrer les itinéraires des compagnies internationales opérant en Méditerranée.

Quatre navires et sept escales à Annaba, Alger et Skikda

La première arrivée de cette séquence a été enregistrée le lundi 2 novembre au port d’Annaba. Le navire de croisière « Le Dumont-d’Urville », en provenance de Tunisie, a accosté avec 137 touristes étrangers de différentes nationalités à son bord. L’Entreprise portuaire d’Annaba a mobilisé ses moyens humains et matériels pour assurer leur accueil.

Le mercredi 4 novembre, le même port a accueilli un deuxième paquebot, le « Le Bougainville », arrivé de Sicile, en Italie, avec 141 touristes étrangers. Il s’agissait alors de la deuxième arrivée d’un bateau de croisière au port d’Annaba durant le mois de novembre.

La capitale a ensuite enregistré une importante activité maritime. Le jeudi 5 novembre, deux navires, le « Viking Vesta » et le « Bougainville », ont accosté au port d’Alger avec respectivement 926 et 141 touristes étrangers. Le premier est arrivé de La Goulette, en Tunisie, tandis que le second poursuivait son itinéraire méditerranéen.

À ces deux arrivées s’ajoute celle du « Dumont-d’Urville », qui a également fait escale à Alger avec 150 touristes à son bord. Selon les informations publiées par l’Office national du tourisme (ONT), les trois navires ont ainsi transporté 1 217 touristes étrangers vers la capitale en l’espace de 48 heures.

Enfin, le vendredi 6 novembre, le port de Skikda a accueilli le « MS Hebridean Sky », en provenance de Tunisie, avec 106 touristes de différentes nationalités. Cette nouvelle escale confirme l’intérêt des opérateurs de croisière pour les villes de l’Est algérien.

Le périple du MS Hebridean Sky s’est poursuivi dans l’Est du pays. Après son escale au port de Skikda, vendredi 6 novembre, où il avait accosté avec 106 touristes de différentes nationalités, le navire a rejoint le port de Béjaïa dans la matinée du samedi 7 novembre 2026. Des dizaines de croisiéristes ont débarqué pour découvrir les richesses historiques, culturelles et naturelles de la région de Yemma Gouraya.

Il convient de préciser que le Dumont-d’Urville et le Bougainville avaient déjà fait escale à Annaba avant de rejoindre Alger. Il s’agit donc de quatre navires distincts et non de six bateaux différents.

Des retombées économiques pour plusieurs activités

Au-delà des arrivées de touristes, le développement des croisières représente une opportunité économique pour plusieurs secteurs. Chaque escale génère des besoins en transport touristique, restauration, accompagnement, excursions, commerce et artisanat.

Les agences de voyages, les guides touristiques, les chauffeurs, les restaurateurs et les commerçants peuvent ainsi bénéficier directement ou indirectement de ces passages. Les croisières constituent également un moyen de promouvoir la destination algérienne auprès d’une clientèle internationale et de susciter de futurs séjours.

Les programmes proposés aux visiteurs illustrent la diversité du patrimoine national. À Annaba, les touristes peuvent découvrir les vestiges de l’antique Hippone et la basilique Saint-Augustin. À Alger, les circuits comprennent notamment la Casbah, la Grande Poste, Notre-Dame d’Afrique, le Mémorial du Martyr, la Grande Mosquée et le site archéologique de Tipasa.

Un potentiel encore largement sous-exploité

Malgré cette dynamique, le potentiel algérien dans le tourisme de croisière reste encore partiellement exploité. Le pays dispose pourtant de plusieurs infrastructures portuaires dédiées au transport de voyageurs, notamment à Alger, Oran, Béjaïa, Annaba, Skikda et Mostaganem. Ces six ports et leurs gares maritimes constituent une base importante pour développer les capacités d’accueil et accompagner une augmentation du trafic touristique maritime.

L’Algérie possède également un patrimoine historique et archéologique particulièrement riche. Plusieurs anciennes villes se trouvent à proximité du littoral, ce qui facilite l’organisation d’excursions à partir des ports. Les vestiges romains, les monuments historiques, les centres anciens et les paysages naturels représentent autant d’atouts pour construire des circuits touristiques diversifiés.

À cela s’ajoute le renforcement progressif du parc hôtelier national. De nouveaux établissements ouvrent régulièrement dans différentes régions, notamment dans les villes côtières et les zones touristiques. Cette évolution pourrait contribuer à améliorer les conditions d’accueil des visiteurs souhaitant prolonger leur séjour après une première découverte du pays.

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