La Mauritanie a signé deux contrats d’exploration-production avec la compagnie américaine Murphy Oil Corporation pour les blocs offshore C10 et Tiof, situés dans son bassin côtier. Conclus le 3 novembre 2026 à Nouakchott, ces accords prévoient une participation majoritaire de l’entreprise américaine, qui assurera également le rôle d’opérateur des deux périmètres.
Les contrats ont été signés par le ministre mauritanien de l’Énergie et du Pétrole, Mohamed Abdel Vetah, et le vice-président chargé de l’exploration et du sous-sol de Murphy Oil, Christopher Charles Olson, selon le communiqué du ministère mauritanien de l’Énergie et du Pétrole.
Les deux blocs couvrent une superficie totale d’environ 3,1 millions d’acres, soit près de 12 545 km². Selon les informations communiquées par Murphy Oil, la compagnie américaine détiendra une participation de 90 % dans les deux contrats et en sera l’opérateur. La Société mauritanienne des hydrocarbures (SMH) conservera les 10 % restants sous forme de participation portée (carried interest).
Les deux partenaires doivent désormais poursuivre l’évaluation du potentiel d’exploration de ces périmètres, a indiqué la compagnie américaine dans son communiqué publié le 4 novembre.
Le second périmètre présente une particularité : Tiof correspond à une découverte pétrolière ancienne, dont le potentiel est estimé à environ 280 millions de barils. Découvert au début des années 2000, le gisement n’a toutefois pas été développé commercialement. Les autorités mauritaniennes indiquent que sa faisabilité en vue d’un éventuel redéveloppement reste à l’étude.
Le bloc C10 s’inscrit, lui aussi, dans un bassin ayant déjà fait l’objet de plusieurs campagnes d’exploration. Le ministère mauritanien souligne que des données géologiques importantes sont disponibles sur les deux périmètres, ce qui doit permettre à Murphy Oil de réévaluer les ressources encore inexploitées.
Aucun calendrier de forage ni montant d’investissement associé aux nouveaux contrats n’a été communiqué dans les annonces publiées par les deux parties. Les prochaines étapes dépendront notamment des évaluations techniques et des programmes de travaux qui seront définis par l’opérateur et son partenaire mauritanien.
Cette signature intervient alors que la Mauritanie cherche à développer davantage son secteur des hydrocarbures, après l’entrée en production du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), exploité conjointement avec le Sénégal. Situé à cheval sur les deux espaces maritimes, ce projet constitue l’un des principaux leviers du développement des exportations de gaz naturel liquéfié des deux pays.
Les résultats des prochaines évaluations permettront de mesurer les perspectives économiques de ces deux périmètres.


