Francesca Gritti au SILA : « Le public algérien s’intéresse à l’apprentissage des langues européennes »

5 min de lecture
Francesca Gritti révèle l'intérêt des jeunes Algériens pour les langues européennes.
Ajoutez Maghreb Émergent sur Google pour trouver du contenu similaire

Installé au pavillon Palestine lors de la 29e édition du Salon international du livre d’Alger (SILA), le stand de l’Union européenne a accueilli de nombreux visiteurs, notamment des étudiants et des jeunes venus découvrir les activités proposées. Au-delà de la présentation des pays membres, cet espace permet au public de s’informer sur les langues européennes, les programmes de formation et les différentes rencontres organisées durant le salon.

Une dizaine de conférences sont également prévues dans le cadre de cette participation. Elles portent notamment sur la littérature, les langues et la découverte des cultures européennes. À cette occasion, Francesca Gritti, animatrice  du stand de l’Union européenne, a échangé avec Maghreb Émergent sur l’intérêt des visiteurs algériens, les activités proposées et les perspectives pour les prochaines éditions.

Maghreb Émergent : Vous accueillez de nombreux jeunes sur votre stand. Quel intérêt observez-vous chez les visiteurs algériens pour les langues européennes ?

Francesca Gritti : Même le public le plus jeune manifeste un intérêt pour l’apprentissage des langues de l’Union européenne. Par exemple, cet après-midi, nous proposons une activité autour de l’espagnol. Les autres jours, nous avons accueilli des représentants de pays comme l’Allemagne ou la Slovénie. C’est très intéressant pour nous. C’est aussi une occasion précieuse de présenter les pays membres qui ne disposent pas de leur propre stand au SILA, ainsi que leurs auteurs, écrivains et traducteurs.

M.E: Est-ce votre première participation au Salon international du livre d’Alger ?

F.G : Non, c’est ma troisième année consécutive.

M.E: Après ces trois participations, quelles différences avez-vous remarquées dans cette édition par rapport aux précédentes ?

F.G : Cette édition est plus grande ! Tout d’abord, le pavillon Palestine dispose pour la première fois d’un très grand espace. Il y a également davantage de visiteurs. Le salon coïncide avec les vacances scolaires, ce qui nous a permis d’accueillir plus d’écoliers, d’adolescents et de jeunes. L’année dernière aussi, la participation était exceptionnelle, notamment celle des familles avec enfants. Voir autant de personnes venir acheter des livres et découvrir de nouvelles publications reste toujours une belle émotion.

M.E: Parmi les visiteurs accueillis durant les premiers jours du salon, quelles langues ou quels pays européens suscitent le plus de curiosité auprès du public algérien ?

F.G : Il y a un grand mélange d’intérêts. L’année dernière, nous avons constaté une très forte demande autour de l’Allemagne, avec une journée spécialement consacrée à la langue allemande. Cet après-midi, nous présentons l’Espagne et je suis curieuse de voir l’accueil du public. Il existe évidemment des liens méditerranéens entre l’Algérie et l’Espagne. Mais voir autant de personnes s’intéresser à l’allemand ou vouloir l’apprendre l’année dernière a été une très belle surprise.

M.E: Votre stand propose également des conférences et des activités. Lesquelles ont attiré le plus de visiteurs ?

F.G : Nous organisons de petites conférences directement sur notre stand. Par exemple, beaucoup de visiteurs sont venus découvrir la réalité virtuelle autour de Copenhague, au Danemark. Cette activité permet aussi de présenter des auteurs danois et de faire découvrir des pays européens parfois moins connus, mais qui possèdent une culture très riche malgré une langue moins parlée.

M.E: Après trois années de participation, quel bilan tirez-vous de vos échanges avec le public algérien ? Quelles améliorations envisagez-vous pour les prochaines éditions ?

F.G: Je proposerais d’organiser encore plus de conférences. Le public algérien aime participer aux débats. Il n’est pas timide et vient toujours avec des idées à partager. Lors des interventions consacrées à la Palestine, notamment, les participants étaient très bien préparés et la salle était comble.

M.E: Enfin, quelles nouvelles activités pourraient être proposées pour répondre aux attentes des visiteurs, notamment ceux qui souhaitent apprendre une langue européenne ?

F.G: Ce serait très intéressant d’organiser des laboratoires de langues. Des sessions d’initiation de deux heures permettraient aux visiteurs de découvrir une langue comme le français, l’espagnol ou le portugais, et de l’essayer avant de décider laquelle ils souhaitent étudier.

Partager cet article