La hausse des prix de la tomate se poursuit sur les marchés en Algérie. Entamée en septembre dernier, cette flambée ne montre toujours aucun signe de ralentissement. Cette semaine, le kilogramme de tomate de bonne qualité se négocie entre 250 et 280 dinars, selon les marchés et les points de vente.
La situation est particulièrement préoccupante pour les consommateurs. Ce mercredi 4 novembre, au marché hebdomadaire d’Ahl Ksar, dans la wilaya de Bouira, les prix oscillent entre 180 et 250 dinars le kilogramme, en fonction de la qualité du produit. Dans les magasins de fruits et légumes, les tarifs sont encore plus élevés. La tomate de bonne qualité y est proposée entre 260 et 280 dinars le kilogramme.
Ce dernier seuil constitue une flambée historique, selon un commerçant spécialisé dans la vente de fruits et légumes. « Nous n’avons jamais vu cela dans le passé », affirme-t-il, évoquant une situation inhabituelle sur le marché de ce produit de large consommation.
La rareté de la tomate sur les marchés de gros
Cette envolée des prix pénalise aussi bien les consommateurs que les commerçants. Ces derniers font face à des difficultés d’approvisionnement et à une disponibilité limitée du produit. « La tomate est rare sur les marchés de gros. De petites quantités seulement sont proposées à la vente », explique notre interlocuteur.
Interrogé sur les raisons de cette flambée, le commerçant évoque principalement un décalage entre les périodes de récolte dans les différentes régions productrices du pays.
En effet, la campagne de récolte dans le nord de l’Algérie touche progressivement à sa fin, tandis que les nouvelles productions des régions du sud, notamment El Oued et Biskra, ne sont pas encore arrivées en quantités suffisantes sur les marchés.
Ce passage à vide entre les deux périodes de production réduit temporairement l’offre disponible. La contraction des approvisionnements intervient ainsi dans un contexte marqué par la hausse des coûts de production, un autre facteur qui contribue à maintenir les prix à des niveaux élevés.
El Oued et Biskra attendues pour faire baisser les prix
Une amélioration de la situation est toutefois attendue dans les prochaines semaines, avec l’arrivée progressive des nouvelles récoltes en provenance d’El Oued et de Biskra.
Ces deux wilayas figurent parmi les principales régions productrices de légumes en Algérie et jouent un rôle important dans l’approvisionnement des marchés nationaux, notamment durant la période où la production du nord recule.
Selon notre source, le renforcement des arrivages en provenance de ces régions devrait permettre d’améliorer l’offre et, par conséquent, d’amorcer une baisse des prix de la tomate.
En attendant, les consommateurs continuent de subir les conséquences de cette tension sur le marché des fruits et légumes, avec un kilogramme de tomate de bonne qualité qui approche désormais les 300 dinars dans certains commerces.



