Transparence : l’Algérie compte 136150 societés auditées par l’OCDE

Dans son rapport d'examen par les pairs de 2026, le Forum mondial sur la transparence a recensé 136 150 personnes morales actives en Algérie au 22 avril 2026. La même source évalue le taux d’identification des bénéficiaires effectifs des sociétés actives en Algérie à 86,4 %, ce qui a permis à l’Algérie d’obtenir la mention globale « Conforme pour l'essentiel » dans ce rapport.

2 min de lecture
OECD chief economist Stefano Scarpetta delivers a speech during the OECD's presentation of its interim economic outlook in Paris on September 23, 2026. (Photo by MEHDI FEDOUACH / AFP)
Ajoutez Maghreb Émergent sur Google pour trouver du contenu similaire

L’Algérie a adhéré au Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales en 2021. C’est la première évaluation du cadre de la transparence fiscale algérien par les juridictions réunies sous l’égide de l’OCDE.

Écart entre sociétés actives et inscrites

Depuis l’adhésion à ce forum,l’Algérie a entamé une profonde refonte de son système fiscal et administratif afin de répondre aux normes de transparence exigées par le système financier international. En 2025, la ministre du Commerce intérieur, Mme Amel Abdellatif, avait annoncé 2 419 913 opérateurs inscrits au CNRC, dont 274 356 personnes morales (sociétés).

les autorités algériennes ont ensuite procédé à l’assainissement de leurs fichiers auprès du registre du commerce et de l’administration fiscale. Résultat : plus de 49 000 sociétés jugées « inactives » et plus de 66 000 sociétés inscrites au fichier des fraudeurs. La DGI gère actuellement un portefeuille de 183 127 personnes morales, dont seules 136 150 entités ont été auditées et jugées actives par l’OCDE.

Coopération internationale satisfaisante

Le rapport rend compte également de l’état de la coopération de l’Algérie avec ses partenaires étrangers. Avec un réseau couvrant 159 juridictions, grâce à 36 conventions bilatérales, un accord régional et la Convention multilatérale, l’Algérie a reçu 89 demandes de renseignements entre 2022 et 2025 et en a émis 38. Les pays partenaires ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité des réponses fournies, selon le même rapport

Concernant les délais de traitement, plus de la moitié des demandes ont nécessité plus de 180 jours pour obtenir une réponse définitive. Cette lenteur était liée à l’absence d’équipe spécialisée dans l’échange de renseignements, selon les experts du Forum qui indiquent que la création d’une unité dédiée le 24 octobre 2024 a nettement redressé la situation.

ÉTIQUETTES :
Partager cet article