Les cours du brut ont rebondi ce mercredi, alors que la menace d’un conflit au Moyen-Orient fait craindre des perturbations sur l’approvisionnement mondial.
Après une journée de recul mardi, le prix du pétrole est reparti à la hausse ce mercredi 11 février. Le baril de Brent, la référence internationale, s’échangeait à 69,26 dollars (+0,67 %), tandis que le brut américain (WTI) atteignait 64,44 dollars (+0,75 %).
La raison principale tient en un mot : l’Iran. Des discussions entre diplomates américains et iraniens ont eu lieu la semaine dernière à Oman pour tenter d’éviter une confrontation. Mais ces négociations restent très fragiles. Donald Trump a déclaré mardi qu’il envisageait d’envoyer un second porte-avions dans la région si les pourparlers échouaient, une menace qui a immédiatement fait réagir les marchés.
Car le risque est considérable. Environ un cinquième du pétrole consommé dans le monde passe par le détroit d’Ormuz, un étroit couloir maritime situé entre l’Iran et Oman. Si ce passage venait à être perturbé, c’est toute la planète qui en subirait les conséquences à la pompe.
L’Inde change de fournisseur
Autre élément qui soutient les prix, c’est l’Inde. L’un des plus gros consommateurs de pétrole au monde, achète de moins en moins de brut russe. New Delhi cherche à se rapprocher de Washington en vue d’un accord commercial, et se tourne désormais vers les producteurs du Moyen-Orient et d’Afrique de l’Ouest. Ce changement de cap contribue à réduire les surplus qui pesaient sur le marché depuis fin 2025.
L’agence américaine de l’énergie a revu à la hausse ses prévisions pour 2026, tablant sur un prix moyen du Brent autour de 58 dollars le baril sur l’année.
Reste un signal préoccupant : les réserves américaines de pétrole ont bondi de 13,4 millions de barils en une semaine, selon les données publiées mardi. De nouveaux chiffres officiels sont attendus ce mercredi et pourraient peser sur les cours si la tendance se confirme.
















