La loi de finances 2026 reconduit la taxe forfaitaire de 8 %, un dispositif pensé pour capter une partie de cette masse monétaire colossale qui échappe au système bancaire.
Plus de 9 000 milliards de dinars circulent en Algérie sans jamais transiter par le système bancaire. Une masse monétaire colossale, équivalente à près d’un tiers du PIB, qui alimente une économie parallèle sur laquelle l’État n’a longtemps eu que peu de prise. La loi de finances 2026 ne prétend pas résorber ce phénomène d’un trait de plume, mais elle reconduit un mécanisme qui pourrait, à terme, en capter une fraction : la taxation forfaitaire à 8 %.
En effet, plutôt que d’exiger des déclarations détaillées à des opérateurs qui n’ont ni comptabilité structurée ni compte bancaire, l’administration fiscale propose un forfait unique. Huit pour cent du chiffre d’affaires, sans formalités excessives. Le dispositif vise les petits commerçants, les artisans, les prestataires de services qui travaillent essentiellement en espèces et restent, de fait, invisibles pour le fisc.
La loi de finances 2026 ne modifie pas ce taux, instauré antérieurement. Elle le maintient, ce qui constitue en soi un signal : l’exécutif considère ce levier comme suffisamment pertinent pour l’inscrire dans la durée.
















