À la veille de la clôture du Salon des produits d’exportation algériens, l’événement dépasse le cadre d’une simple exposition économique. Depuis Oran, une nouvelle vision de la politique d’exportation se dessine, clairement orientée vers le continent africain.
Le salon d’Oran, vitrine et signal politique
Organisé au Centre de conférences Mohamed Ben Ahmed, ce salon réunit plus de 200 exposants algériens issus de secteurs industriels et productifs variés. L’affluence importante de professionnels et d’opérateurs économiques confirme que l’enjeu va au-delà de la visibilité : il s’agit désormais de la crédibilité de l’offre algérienne à l’export.
Présent sur place, le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, a tenu un discours sans équivoque. « Ce salon est un espace pour montrer ce que l’Algérie sait produire, mais surtout pour construire des partenariats durables », a-t-il insisté, rappelant que la stratégie actuelle vise à « installer le produit algérien sur le long terme ».
Cap sur l’Afrique : six salons et une logique de “showroom”
L’annonce faite à Oran porte sur le programme 2026. Le ministre a confirmé l’organisation de six salons algériens dans six pays africains, inspirés de l’expérience mauritanienne.
« Nous avons commencé par la Mauritanie et c’était une réussite. Aujourd’hui, nous y avons un showroom algérien », a déclaré Kamel Rezig, avant d’ajouter : « Comme en Mauritanie, nous allons installer des showrooms dans les autres pays africains ».
Cette orientation marque une rupture avec les opérations ponctuelles. L’objectif est clair : passer de la participation à des foires à une présence commerciale permanente, pour sécuriser les débouchés et rassurer les partenaires africains.
Un salon qui ferme, une stratégie qui s’ouvre
Le salon d’Oran fermera officiellement ses portes demain, après plusieurs journées rythmées par des rencontres B2B, des présentations techniques et des échanges directs entre producteurs.
Mais l’essentiel se joue désormais ailleurs. « Vos produits sont extraordinaires, c’est une fierté », a lancé le ministre aux exposants, soulignant un défi double : conquérir les marchés africains et assurer une meilleure disponibilité du produit algérien à l’échelle nationale, « dans les 69 wilayas ».
















