Les places financières asiatiques ont accusé de nettes baisses mercredi, au cinquième jour du conflit au Moyen-Orient. À la Bourse de Séoul, l’indice Kospi a dévissé de plus de 12 %, en voie vers sa pire performance journalière depuis des décennies. À Tokyo, le Nikkei chutait de plus de 4 % à 54 007 points, tandis que l’indice élargi Topix perdait 4,09 %.
Sur le marché pétrolier, le baril de Brent de la mer du Nord gagnait 1,04 % à 82,25 dollars vers 5 heures à Paris, après avoir dépassé mardi 85 dollars pour la première fois depuis juillet 2024. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) nord-américain grimpait de son côté de 0,55 % à 74,97 dollars. Les deux références avaient clôturé la veille en hausse de plus de 4 %.
Le détroit d’Ormuz paralysé
Le trafic maritime est pratiquement à l’arrêt dans le détroit d’Ormuz, goulet d’étranglement par lequel transite environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux. Cette paralysie avive les craintes d’une perturbation prolongée des approvisionnements et entretient la prime de risque géopolitique intégrée dans les cours depuis le déclenchement des hostilités.
Les analystes rappellent toutefois que les marchés pétroliers réagissent aujourd’hui différemment aux crises régionales qu’ils ne le faisaient lors des grands chocs des décennies passées, grâce à une offre mondiale plus diversifiée et aux mécanismes de coordination des stocks stratégiques.















