Le contrôle des marchandises change d’échelle en Algérie. Sur instruction du président de la République et sous l’impulsion du ministre de l’Intérieur et des Transports, Saïd Sayoud, les autorités lancent le déploiement de laboratoires mobiles dans plusieurs ports. Objectif : accélérer les contrôles et renforcer la lutte contre la fraude.
Selon le communiqué, cette opération s’inscrit dans les décisions du Conseil des ministres du 8 mars 2026 visant à « multiplier les laboratoires de contrôle de qualité au niveau des ports et des aéroports ». Il s’agit d’un virage vers un contrôle plus rapide et plus efficace sur le terrain.
Une campagne nationale en cours : Alger, Béjaïa, Jijel… vers une généralisation
Le dispositif dépasse désormais un seul port. Sept infrastructures sont concernées : Port d’Alger, Port de Mostaganem, Port de Djen Djen, Port de Béjaïa, Port de Skikda, Port de Ghazaouet et Port d’Annaba.
Cette extension marque une nouvelle phase. Le contrôle devient national. Les autorités veulent harmoniser les procédures et sécuriser l’ensemble des flux d’importation.
Le communiqué insiste sur « la nécessité de renforcer le contrôle sur le terrain et d’accélérer le rythme des opérations d’analyses ». Une approche qui vise à gagner du temps tout en garantissant la conformité des produits.
Des analyses rapides sur le terrain pour lutter contre la fraude
Le cœur du dispositif reste le laboratoire mobile. Il permet « d’effectuer des analyses directement sur place ». Plus besoin de transférer les marchandises vers des structures fixes.
Résultat : « rapidité d’intervention et précision des résultats ». Les délais sont réduits. Les décisions sont prises plus vite. Les produits non conformes sont détectés immédiatement.
Ce système renforce aussi la protection du consommateur. Il consolide les mécanismes de « lutte contre la fraude » et limite l’entrée de produits douteux sur le marché national.
Avec ce déploiement dans 7 ports, l’Algérie passe à une nouvelle étape. Le contrôle devient plus strict, plus rapide et plus proche du terrain. Une évolution qui vise clairement à protéger l’économie nationale et à rassurer les opérateurs comme les citoyens.


