La justice française acte la fin industrielle de Brandt

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Le tribunal de commerce des activités économiques de Nanterre a rendu son verdict le vendredi 13 mars 2026 sur le sort de Brandt, entreprise française d’électroménager placée en liquidation judiciaire depuis le 11 décembre 2025.

Selon l’agence AFP, sur les 36 offres de reprise déposées, aucune n’a été retenue pour maintenir une activité industrielle, marquant ainsi la suppression définitive des 700 emplois restants en France. Le tribunal a en revanche validé la vente des actifs de Brandt France au distributeur Cafom, pour un montant de 18,6 millions d’euros.

Cette vente porte sur les marques (Brandt, De Dietrich, Sauter, Vedette), les brevets, les stocks et pièces détachées (plusieurs dizaines de milliers de produits, du petit au gros électroménager).

Réaction indignée de la Région Centre-Val de Loire

La Région Centre-Val de Loire, via son président François Bonneau, a vivement dénoncé cette issue auprès de l’AFP : « c’est la disparition de Brandt qui est actée, tout comme la fin du made in France », dit-il. Les collectivités locales (Loiret et Loir-et-Cher) soulignent dans un communiqué les « conséquences très lourdes sur le plan économique et social », voyant dans ce choix un recul.

Quel impact sur Brandt Algérie ?

Brandt Algérie, filiale du groupe Cevital (propriétaire de Brandt depuis 2014), n’est pas affectée juridiquement par cette liquidation : elle continue d’exploiter la marque Brandt via son usine de Sétif (95 000 m², plus de 4 000 salariés) et ses exportations MENA. Les actifs cédés à Cafom concernent exclusivement la France, mais l’impact symbolique y est quand même : la perte d’ancrage européen pour Cevital, qui a opté pour une stratégie recentrée sur l’Algérie afin de protéger l’entité sans perturbation opérationnelle ni financière majeure.

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