L’Afrique, une nouvelle cible pour les exportateurs algériens

L’Afrique, une nouvelle cible pour les exportateurs algériens

De plus en plus d’entreprises algériennes se tournent vers les marchés africains. « Enfin », devrait-on dire. La proximité géographique aurait pu plaider en faveur davantage de rapprochements entre les différents pays du continent. 

Aujourd’hui, une nouvelle ère semble s’ouvrir devant les exportateurs algériens, nombreux à sillonner les pays africains à la recherche d’opportunités. Salons spécialisés et expositions, les opérateurs économiques algériens multiplient les visites et les rencontres professionnelles.

A titre d’illustration, pour cette année 2019 l’association des exportateurs algériens (Anexal) a inscrit sur son agenda une série de visites et de rencontres professionnelles dans un certain nombre de pays africains. Khartoum (Soudan, 21 – 28 janvier 2019), Lomé (Togo, novembre 2019), Dakar (Sénégal, novembre 2019) , Niamey (Niger) : 1er trimestre (Mars), Ouagadougou (Burkina Faso, 1ertrimestre) , Yaoundé  (Cameroun 2ème  trimestre), Abuja (Nigeria 2ème trimestre) , Bamako (Mali, 3ème trimestre), Côte d’Ivoire (4èmeTrimestre), sont autant d’étapes que les opérateurs algériens mettront à profit pour décrocher des marchés. 

Les marques algériennes sont nombreuses à avoir d’ores et déjà mis un pied dans un autre pays du continent. A titre d’exemple, Faderco leader de l’industrie de l’hygiène corporelle en Algérie est déjà présent au moins dans 6 pays à travers l’Afrique (Tunisie, Maroc, Mauritanie, Mali, Libye et Côte d’Ivoire).

Des groupes spécialisés dans l’électronique et l’électroménager, nourrissent, eux aussi, de grandes ambitions pour l’export, notamment sur le continent africain. D’autres filières économiques ont également commencé à tisser leur toile et à bâtir leur stratégie de l’export sur le continent  qui représente un « espace naturel» pour l’Algérie.

Au niveau institutionnel, on semble aussi réaliser l’importance des marchés africains et la nécessité de s’orienter vers ces niches. L’Algérie envisage d’entamer des négociations avec la Communauté économique des pays d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en vue de conclure un accord commercial préférentiel entre les deux parties, a indiqué le ministre du Commerce, Said Djellab, ce qui permettra la facilitation d’accès aux produits algériens à cette zone qui représente un marché de 300 millions de consommateurs».

Il met l’accent sur l’importance de la présence algérienne dans les foires et manifestations économiques. « Avec la participation des entreprises nationales aux différentes foires et salons-expositions en Afrique, nous avons une idée de la présence algérienne dans ce continent. Désormais, nous allons orienter les exportations hors hydrocarbures vers l’Afrique, un continent où il existe une marge de manœuvre en termes de commerce et de partenariat interafricain», a affirmé Said Djellab.  

Selon le ministre, pendant la période de 2019 à 2020, se tiendront quelque 53 salons internationaux, dont 25 en Afrique, auxquels l’Algérie participera, soulignant que l’Afrique de l’ouest notamment, est un marché de 300 millions de consommateurs.    

L’Afrique, un espace naturel 

Selon le président de l’Association des exportateurs algériens (Anexal), Ali Bey Nasri, l’un des critères de réussite pour l’exportation des produits  en Afrique, est la bonne connaissance du continent et de ses potentialités. « Jusqu’à ce jour, on a essayé de voir d’autres espaces et d’autres continents sauf celui qui, naturellement, est le nôtre. On a besoin de connaître ces marchés africains, leurs importations et leurs typologies économiques pour exporter nos produits », a-t-il expliqué dans une de ses déclarations médiatiques.   

Mais exporter vers ces pays suppose certains préalables, comme le plaide le président de l’Anexal. En l’occurrence : améliorer la logistique, aller vers la signature d’accords commerciaux avec les pays africains et un accompagnement des banques en faveur des exportateurs, etc.  « Des problèmes de solvabilité se posent dans certains pays et seules nos banques peuvent nous assurer le paiement », souligne Ali Bey Nasri pour qui il est temps aussi de donner de la visibilité aux entreprises exportatrices à travers l’ouverture de show-rooms dans les pays africains.

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