Les cours du pétrole progressent nettement ce vendredi sur les places boursières mondiales. L’absence de compromis entre l’Iran et les États-Unis soutient cette hausse. Parallèlement, Washington maintient une pression militaire constante sur Téhéran, ce qui inquiète les investisseurs avant le week-end.
Le baril de Brent franchit les 72 dollars
Vers 10H40 heure GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril grimpe de 1,80 % pour atteindre 72,02 dollars. Sur le marché américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI) suit la même tendance. Il gagne 1,63 % et s’établit à 66,27 dollars.
Cette nervosité du marché découle directement de l’impasse diplomatique à Genève. En effet, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a mis en garde les États-Unis contre toute « exigence excessive ». Ces déclarations refroidissent l’optimisme des observateurs et renforcent les craintes d’une confrontation militaire au Moyen-Orient.
Le détroit d’Ormuz au cœur des préoccupations
L’Iran occupe une place stratégique sur l’échiquier énergétique mondial. Le pays borde le détroit d’Ormuz, une zone névralgique par laquelle transite près de 20 % de la consommation mondiale de pétrole. En cas d’escalade, Téhéran pourrait tenter de bloquer ce passage pour faire bondir les cours du brut.
Toutefois, ce scénario reste incertain. Selon les analystes de Kpler, un tel blocage nuirait gravement à l’Iran ainsi qu’à la Chine, son principal client. De son côté, le vice-président américain JD Vance minimise les risques de conflit prolongé, affirmant qu’une frappe ciblée n’entraînerait pas nécessairement une guerre régionale.
Malgré ces tensions géopolitiques, les investisseurs gardent un œil sur la réunion de l’OPEP+ prévue ce dimanche. Le cartel devrait valider une hausse de la production pour le mois d’avril après une pause au premier trimestre. Les experts anticipent une augmentation des quotas de 137 000 barils par jour.
Si aucune attaque n’intervient durant le week-end, l’augmentation de l’offre par l’OPEP+ pourrait détendre les prix dès lundi. Pour l’heure, la prime de risque géopolitique l’emporte sur les fondamentaux de l’offre et de la demande.
















