Le Maroc et le Nigeria lancent l’étude de faisabilité du « gazoduc atlantique »

Le Maroc et le Nigeria lancent l’étude de faisabilité du « gazoduc atlantique »

  

Un accord pour le lancement de l’’étude de faisabilité du projet de Gazoduc Nigeria-Maroc a été signé lundi au Palais royal à Rabat au cours d’une cérémonie en présence du souverain marocain.

 

 

 Le roi Mohammed VI a présidé, lundi au palais royal à Rabat, la cérémonie de signature d’accords relatifs au projet du Gazoduc Nigéria-Maroc et à la coopération maroco-nigériane dans le domaine des engrais

 Au cours de cette cérémonie, les deux pays ont signé un protocole d’accord pour le lancement officiel de l’étude de faisabilité du projet de gazoduc reliant le Nigéria et le Maroc par la façade atlantique de l’Afrique de l’ouest.

 Selon cet accord entre la Compagnie pétrolière nationale nigériane (NNPC) et l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) marocain, l’étude de faisabilité du projet prendra un an, sous la supervision d’un « comité de pilotage » géré par les entreprises publiques, rapporte l’AFP.

 Neuf mois supplémentaires seront nécessaires pour l’ingénierie et la conception, à l’issue desquels une « décision finale sera annoncée » et le projet pourra débuter, selon Farouk Saïd Garba, le dirigeant de la NNPC dont les propos ont été rapportés par la même source.

 

Relier le marché européen de l’énergie

 

Annoncé en décembre 2016 lancés à l’occasion de la visite du roi Mohammed VI au Nigéria, ce projet de gazoduc régional vise à relier les ressources gazières du Nigéria, celles de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et le Maroc.

 « Le pipeline sera conçu avec la participation de toutes les parties prenantes, dans le but d’accélérer les projets d’électrification dans toute la région, servant ainsi de base pour la création d’un marché régional compétitif de l’électricité », selon communiqué conjoint des ministres des Affaires étrangères marocain et nigérian rendu public à l’occasion de la visite du roi Mohamed VI au Nigéria. 

 Ce gazoduc sera « susceptible d’être relié au marché européen de l’énergie et de développer des pôles industriels intégrés dans la sous-région dans des secteurs tels que l’industrie, l’agro-business et les engrais ».

 Cette ambition de relier l’Europe a été confirmée lundi à Rabat par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, qui a présenté les grandes lignes du projet.  Selon la MAP, M. Bourita a assuré que « le Gazoduc Nigeria-Maroc répond au besoin croissant de l’Europe de diversifier ses sources d’énergie ».

 

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