La ministère du Commerce des États-Unis a annoncé le 24 mars 2026 l’imposition de droits compensatoires définitifs de 72,94 % sur toutes les importations de fer à béton algérien, invoquant un soutien gouvernemental jugé « inéquitable » aux producteurs locaux. La mesure s’applique à l’ensemble des produits, qu’il s’agisse de barres droites ou de bobines de différentes tailles, à l’exception des bobines ordinaires non déformées.
Selon le communiqué officiel, l’enquête, menée sur l’année 2024, s’est appuyée sur les données disponibles après que les autorités algériennes et la société Tosyali Algerie n’ont pas fourni les informations demandées, empêchant toute vérification complémentaire. Les États-Unis poursuivront en parallèle la suspension de la liquidation des droits de douane et la demande de dépôts de garantie en attendant la décision finale de la US International Trade Commission sur l’existence d’un dommage pour l’industrie locale.

Ce dossier s’inscrit dans un contexte plus large : en juin 2022, Washington avait ouvert une enquête sur les importations de fer à béton en provenance de quatre pays, dont l’Algérie, soupçonnés de pratiques de dumping sur le marché américain.

En réaction, la présidence algérienne a tenu le 26 mars à El Mouradia une réunion de travail sur le secteur des mines et de la sidérurgie, avec la participation de Turki Alptopçuglu, membre du conseil d’administration du groupe Toosyal Turquie, soulignant l’attention portée par Alger au suivi de cette situation.


