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Les prix des œufs reculent : pourquoi votre panier coûte un peu moins cher

Les prix des œufs reculent : pourquoi votre panier coûte un peu moins cher

Le panier de la ménagère respire enfin. Après des semaines de stabilité, le prix des œufs enregistre une baisse notable sur les étals algériens. Cette tendance, observée tant au niveau du gros que du détail, soulage les consommateurs en cette période de fin d’année.

Sur les principaux marchés de gros du pays, le recul est bien réel. Le plateau de 30 œufs, qui s’échangeait à 540 dinars algériens durant la deuxième semaine de décembre, est désormais cédé à 510 dinars voire à 500 dinars. Cette diminution moyenne de 30 dinars par plateau stabilise provisoirement le budget des foyers.

Le secteur du détail suit naturellement cette trajectoire descendante. Auparavant, les commerçants affichaient le plateau à 580 dinars. Aujourd’hui, les prix oscillent entre 540 et 550 dinars selon les régions. Cette réduction de 30 à 40 dinars par unité permet aux citoyens d’accéder plus facilement à cette source de protéine animale essentielle.

L’effet immédiat des vacances scolaires

Comment expliquer ce retournement de situation ? Les analystes pointent du doigt le calendrier éducatif. En effet, les vacances d’hiver ont débuté le 18 décembre dernier. Par conséquent, les restaurants scolaires et les cités universitaires ont fermé leurs portes jusqu’au dimanche 4 janvier prochain.

Il faut savoir que ces structures sont des consommateurs massifs d’œufs. Chaque jour, les cantines servent des millions de repas aux élèves et étudiants. L’œuf y constitue souvent l’ingrédient principal en raison de ses qualités nutritionnelles. L’arrêt brutal de cette demande institutionnelle a créé un surplus de stock sur le marché, provoquant ainsi la baisse mécanique des tarifs.

Une accalmie temporaire ?

Malgré cette nouvelle réjouissante, la prudence reste de mise. Pour le gérant d’une supérette située à Bouira, cette baisse demeure purement conjoncturelle. Selon lui, le marché réagira dès le retour des étudiants.

« Nous profitons d’une parenthèse de calme. Cependant, la réouverture des restaurants universitaires le 4 janvier relancera immédiatement la demande. Cela risque de tirer à nouveau les prix vers le haut », explique-t-il.

En résumé, si les consommateurs profitent actuellement de tarifs plus cléments pour leurs œufs, la situation pourrait évoluer dès la rentrée. Les régulateurs du marché devront surveiller de près cette reprise pour éviter une nouvelle flambée des prix.

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